« Alors alors, comment ça s’est passé ? »

15/10/2014 Bonjour à toutes et à tous,

By night
By night

Il fait nuit, terriblement nuit. La nuit noire.

Sauf que dans le noir on ne voit pas voler le nuage de poussière que soulève notre voiture.

Sûr que demain elle ne sera plus blanche la Fiat 500

Mais notre préoccupation pour l’heure, c’est surtout de ne pas lui faire plus de poques que ceux cochés sur le contrat, et ça c’est pas gagné 🙁

Quand on voit les ornières sur le chemin de terre, sur la piste de brousse et qu’on navigue à vue pour cause d’absence de réseau, dans un pays inconnu, c’est encore plus surréaliste…

Franchement, j’ai jamais compris pourquoi les gens se battaient pour participer à  Koh Lanta.

Y’a moyen de se faire des bonnes sensations – ou frayeurs c’est selon – sans toute cette médiatisation…

Bref, à ce train-là, on commençait à se faire du souci, car on avait déjà pris deux heures de retard sur les prévisions !

Et qui dit plus de réseau, dit plus de téléphone pour prévenir de notre retard, plus de GPS pour se guider, plus accès à Google pour trouver une carte non plus, et bien sûr pas un chat sur un chemin de campagne à 22:00…

Suis d’ailleurs pas bien sûre qu’il y ait plus de monde en plein jour.

Bref, au bout d’un moment, avec mes 2 co-équipiers, tout en continuant de rouler, on en a conclu qu’on était dans la merde.

Y’avait belle lurette qu’on avait avalé l’unique sandwich, et la fin commençait à se faire sentir pour cause de la restriction alimentaire, le poids maximal autorisé en vol étant de 10 kg par bagages.

Qui bien sûr n’ont jamais été contrôlés…

Ça, c’est l’éternel refrain avec les low cost, mais la marge de manœuvre est mince, très mince.

En cas de pépin surtout.

Bref, à un moment, on a fini par arriver sur une vraie route, avec des ornières aussi, mais goudronnée, qu’on a prise une fois dans un sens, puis une fois dans l’autre sens, pour finalement reprendre la première option 🙂

Dans un minuscule village, aux environs de 22:45, miracle, deux pépés qui prenaient le frais sur la rue principale ont croisé notre route !

Mais comme ils ne nous comprenaient pas, et que nous non plus du reste, on est repartis vaguement dans la direction qu’on a cru comprendre…

Alors on a continué à rouler sans certitude, en se racontant des trucs sympas, du genre qu’ils n’allaient plus nous attendre vue l’heure qui continuait à tourner, comme la route, d’ailleurs, ou qu’on allait tourner toute la nuit jusqu’au petit matin…

Et puis d’un seul coup, au sortir d’un virage, tout lumineux dans la nuit noire, le village s’est dressé face à nous, exactement comme sur les clichés que j’avais déjà tant détaillés !

Et là, j’avoue que j’ai un gros coup d’émotion en prenant ma première photo…

Bien à vous,

Isabelle

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