D'excellent résultats avec peu de moyens - Crédit photo izart.fr
D'excellent résultats avec peu de moyens - Crédit photo izart.fr

“D’excellents résultats avec peu de moyens”

26/03/2018 Bonjour à toutes et à tous,

D'excellent résultats avec peu de moyens - Crédit photo izart.fr
D’excellent résultats avec peu de moyens – Crédit photo izart.fr

Il est passé peu de monde ce matin, environ dix personnes…

Le dernier pansement est en train de se finir, il sera bientôt midi.

Mais le chiffre paraît énorme au vu du peu de moyens et du petit local qui héberge le le KASHI SEVA DISPENSARY mis en place par C.

Installé dans un quartier où résident de nombreux artisans, les plaies profondes et étendues, ainsi que les brûlures sont monnaie courante.

Un vieux monsieur lâche des râles de douleur, la main écrasée par une machine industrielle.

Ici, on soigne sans anesthésiant, trop cher…

Il est venu ici plusieurs jours pour faire changer ses pansements et essayer de sauver les doigts de sa main droite.

Mais demain, il aura rendez-vous avec le chirurgien pour malheureusement procéder à l’amputation des premières phalanges.

Malgré de très bons résultats dans la cicatrisation de ses plaies, impossible de sauver les os des doigts qui sont restés à vif…

Le dispensaire de quartier offre des soins gratuits et de qualité, seuls les médicaments sont payés par les malades.

La visite du docteur s’effectue deux fois par semaine pour discuter des suites de soins à donner aux malades.

L’habitude intelligente en Inde, comme en Angleterre, de ne délivrer que le nombre exact de pilules, gélules ou cachets prescrits, évite sans conteste un énorme gaspillage

C. elle-même est satisfaite et surprise d’obtenir d’excellents résultats avec peu de moyens, en utilisant par exemple des crèmes cicatrisantes indiennes, malheureusement indisponibles sur le marché français.

Sur sa page FB, elle n’hésite pas mettre en images les blessures avant et après soins, ce qui ne manque pas d’étonner également ses collègues de France qui disposent de bien plus pour soigner, sans obtenir forcément de meilleurs résultats.

Voilà presqu’une dizaine d’années qu’elle a choisi de combiner sa passion pour l’Inde avec celle de sa profession.

Et tous les ans, elle garde espoir que le gouvernement indien continue à renouveler son visa de travail, au retour des deux mois passés en France.

A cette occasion, elle-même et son association Un rêve Indien organisent une grande fête indienne de deux jours pour réunir les fonds nécessaires à l’indemnisation des deux assistant.e.s indien.n.es qu’elle a formé.e.s et qui sont seul.e.s rétribué.e.s.

Durant son absence, ils continuent tout deux à exercer, car le dispensaire est ouvert 6 jours sur 7, sans interruption ni congés payés…

Toute l’année, C. accueille aussi des volontaires du monde entier par tranches de 3 semaines, selon un planning bouclé très longtemps à l’avance.

Ainsi C. va retourner en Bretagne au terme de cette riche et unique expérience qui l’a enthousiasmée au plus haut point.

Juste avant elle, c’étaient des réunionnais qui venaient d’offrir leurs services au dispensaire.

Bien à vous,

Isabelle

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