« En mode binaire pour ouvrir un compte indien »

04/12/2018 Bonjour à toutes et à tous,
Vous avez aimé :

Dans la précédente Petite chronique, je vous laissais deviner que tout ne s’était pas passé comme prévu.

Notre coloc était donc rentré TRÈS fâché de la banque, et sans obtenir restitution de son argent…

Ah ben oui, il faut fonctionner en mode binaire pour ouvrir un compte indien et ne pas rêver.

Etre indien.ne de naissance ou être marié.e à un·e indien·ne.

Alors que toutes les autres banques consultées lui avaient refusé ce service, une seule, ô miracle, avait accepté.

Pour aussitôt se rétracter une fois les espèces encaissées, manœuvre sympathique autant qu’irréversible avant au moins… 3 mois 🙁

Il paraît que mes deux amis, se connaissant depuis 7 ans, auraient pu se marier 🙁

Leurs démarches auraient ainsi été grandement facilitées, véridique !

No comment.

Sur ces bonnes paroles, je vais en renfort à la banque, appelée pour le troisième jour de siège de notre coloc.

Mon apparition pose visiblement question, sac de victuailles sous le bras et expression de colère clairement affichée sur le visage.

Une européenne dans la maturité de l’âge, cheveux courts, serait-ce… une envoyée de l’ambassade ?

Moi, j’ai basiquement commencé à faire ce qu’il est conseillé de faire dans ces cas-là.

Brasser, se montrer et faire les cent pas dans l’agence pour tuer le temps.

Puis prendre des photos, faire des vidéos, sans se soucier des panneaux l’interdisant, interpeller puis dénoncer sur FB, Twitter

Bref mettre le personnel dans l’embarras et la clientèle dans le questionnement, il semble que c’est gênant pour l’image de marque, la réputation.

Et aussi PARLER FORT, hou là là ! Les indien·ne·s ont horreur de cela !

Contre toute apparence, il a fini par l’avoir son argent, notre ami, mais après des heures de tergiversations.

Le temps que l’employée mise en cause, et pas du tout secondée par sa banque, aille par exemple déposer ses bijoux au clou 🙁

Et obtenir le cash nécessaire à remettre à notre coloc, doublé en outre d’un DD, comprenez chèque, du même montant !

Contre engagement manuscrit de ce dernier, s’engageant à remettre ce qu’il restera des fonds, une fois les frais déduits !!!

Et une fois le transfert opéré sur son compte bancaire français.

Alors vous me suivez toujours ?

Probablement que l’ami doit souffler à cette heure.

Malgré le froid et les gilets jaunes qui ont dû l’accueillir dans la capitale française

Bien à vous,

Isabelle

2 Commentaires

  1. ah ! tu es la meilleure, vraiment, pour écrire, pour jouer du théâtre à la banque de Pondy, j’imagine bien la surprise des employés… et ton cinéma… à filmer ! j’avoue que pour ma part, je n’ai jamais eu de souci avec ma banque indienne… mais je vais voir la prochaine fois car je veux clore mon compte… on va bien voir !

    • Merci, ben à vrai dire, je ne connais pas trop les codes indiens en la matière, mais je connais bien pour avoir suivi les formations, les codes de communication non-violente pour mener des actions efficaces, ça aide !
      C’est vrai que ça a un peu étonné mes connaissances indiennes qui me disaient non ça ne se fait pas comme de déballer le casse-croûte sur le bureau de la cheffe d’agence, mais eux n’étaient pas gênés pour garder le pognon, alors… zut 🙂

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