« Faire avec et pas contre »

12/03/2015 Bonjour à toutes et à tous,

Zen
Zen

L’un des meilleurs enseignements que j’ai gardé d’années de pratique du Taï Chi Chuan, et plus particulièrement du Tao, c’est le lâcher prise.

Mais quand on commence à aborder ce thème – et pas seulement – pour nous autres occidentaux, c’est du chinois !

A ben oui, parce qu’avec des générations de compétition et de combativité dans les gènes quand même, nous n’avons pas été nourris à cette philosophie.

Et voilà que le conseil était de ne pas résister aux forces mais plutôt d’aller dans leur sens dans ces philosophies d’inspirations orientales !

Effectivement, si vous êtes saisis par un bras, en essayant de le retirer vous allez mobiliser beaucoup d’énergie et de force avec un résultat improbable de vous dégager…

Si par contre vous tentez de vous dégager en allant dans le sens de la traction, c’est à dire pousser au lieu de tirer, l’effet va être radicalement opposé et vous allez conjuguer deux forces à votre avantage.

Le lâcher prise fonctionne comme ça.

Au lieu de vous énerver contre quelque chose d’impossible à atteindre, ou à faire, ou à modifier, laissez plutôt tomber cette colère et passez à autre chose.

Accepter simplement l’idée que si cela ne se fait pas, c’est parce que cela ne doit pas se faire 🙂

Je pense précisément aux sportifs qui n’ont pas rejoint l’Argentine ; à propos de l’émission dont tout le monde parle en ce moment, malgré les propositions qui leur ont été faites.

« C’était très intéressant financièrement » souffle même un de ceux-là.

Parfois, il faut faire avec et pas contre.

Plutôt que de nourrir une grosse colère, la colère est un sentiment non productif, accepter l’état de fait est salvateur.

L’exercice consiste à se détacher de la dépendance.

Et considérer que la contrainte, la frustration ne sont pas des éléments déclencheurs de contrariété.

Parce qu’autrement c’est une vision d’enfer qui vous attend au saut du lit !

Exercice pratique dans la Petite chronique, pas plus tard qu’hier matin 🙂

J’attendais pour m’extraire d’une place de stationnement, clignotant à gauche et roues tournées pour sortir, mais la rue était bouchée par un car qui n’arrivait pas à passer au stop, tant il y avait de la circulation.

J’ai soudain entendu klaxonner, une fois, puis deux, puis trois.

Si au début cela m’indifférait, j’a fini par tourner la tête pour voir ce qu’il se passait derrière moi.

Et j’ai fini par voir un type très agité dans sa bagnole, bloqué par le car bien sûr, et qui me faisait de grands signes incompréhensibles.

J’ai alors deviné qu’il voulait m’interdire de déboucher sur la rue avant lui !

Le voyant ainsi s’énerver, j’ai fait mine de ne pas comprendre et lui répondu par de grands sourires, agitant les mains en guise de saluts amicaux…

Bon, si moi ça m’a fait bien rire, lui, ça l’a irrité de plus belle.

Et bien sûr, il a démarré en trombe, ne me laissant aucune possibilité de le griller sur la ligne de stop.

Ben voilà, moi ça m’a fait du bien de rire en le voyant si minable et lui, il s’est bousillé le foie.

Ah oui, le foie, organe qui régit le sentiment de la colère, en médecine chinoise, et aussi la gentillesse par complémentarité.

Si l’on ajoute que la vue est le sens associé au foie, il est plus aisé de comprendre le dicton populaire : « La colère rend aveugle ».

Bref, ne pas gaspiller de l’énergie inutilement, préserver son corps et lui réserver ce qu’il y a de meilleur, c’est déjà une belle étape pour aller bien, tout simplement.

Bien à vous,

Isabelle

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