Fallait que j'en parle - Crédit photo izart.fr
Fallait que j'en parle - Crédit photo izart.fr

“Fallait que j’en parle”

08/06/2021 Bonjour à toutes et à tous,

Après la lecture de certains témoignages, fallait que j’en parle, parce que tout est remonté à la conscience d’un coup…

Violences faites aux femmes dans leur parcours gynécologique, obstétrique, grossesse, et j’en passe… c’est tous les jours notre fête !

Endométriose, les langues se délient, justement parlons-en de tous ces témoignages de femmes, plus douloureux les un que les autres exprimés sur les réseaux sociaux.

Ils m’ont cruellement rappelé ce mal que j’ai découvert tard, très tard, trop tard, un jour par hasard sur le billard, en pleine ligature tubaire.

Enfin je l’ai appris après, à mon réveil, par l’obstétricien qui avait opéré beaucoup plus de temps que prévu, pour une intervention bénigne à la base.

A cautériser tant de varices pelviennes, il avait même songé un temps ouvrir carrément, plutôt que de continuer par endoscopie…

Je mis soudain un nom à ces décennies de règles douloureuses, invalidantes, abondantes et épuisantes que j’avais endurées…

J’étais donc atteinte d’endométriose, maladie dont on ignore toujours la cause, pire la prévention et même jusqu’au traitement !

Étant jeune, j’ai consommé sans aucun doute des doses massives d’anti-inflammatoires et d’hormones aussi, pour venir à bout de la douleur

Le tout administré par les médecins de famille successifs, chacun y allant de son incompétence et/ou de son mépris dans la considération de la douleur.

Un jour, l’un d’entre eux répondit même à la mère, en ma présence, ça passera avec le mariage

Je lui souhaite, un jour, d’être entouré de femmes atteintes du même mal, c’est très souvent héréditaire, on verra s’il pose le même diagnostic…

Donc des journées entières pliée en deux, incapable de tenir debout, clouée au lit et minée par la douleur, c’était mon lot au minimum 4 jours par mois.

Vous imaginez aussi combien c’est confortable d’être ainsi perturbée dans sa scolarité.

Avec des absences régulières non nommées, c’est tabou les règles, vous étiez de même plus ou moins suspectées…

Bref, après ce temps-là des débuts, vinrent les réjouissances de la grossesse, chose qui est aussi en étroite relation avec l’objet de mes propos.

Découvrez la suite de mon indignation dans la prochaine Petite chronique…

Bien à vous,

Isabelle

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