Faut être dingue pour aimer l'Inde - Crédit photo izart.fr
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« Faut être dingue pour aimer l’Inde »

07/12/2016 Bonjour à toutes et à tous,

En fait, je crois qu’il faut être dingue pour aimer l’Inde.

Et pire, vouloir y retourner.

A cause du décalage.

Non, pas du décalage horaire, si ce n’était que ça…

A cause du décalage tout court.

Avec tout.

Avec notre mode de vie, avec notre façon de penser, avec nos traditions, avec nos valeurs, nos raisonnements, avec même notre logique.

J’ai tant ri à la lecture des aventures surréalistes de mon amie M. qui rentre tout juste d’Inde, sur son blog Ecrire, dessiner et voyager.

Ça m’a rappelé tellement de choses…

A commencer par cette conversation avec D. à qui je confiais vouloir me faire couper une tunique comme celle que l’on m’avait offerte, et chercher un tailleur pour ce faire.

C’est là qu’elle m’annonça avec bonheur que son frère était tailleur, l’information tombait à point.

Oui, oui, il fait tout, a les jolis rubans larges pour border les cholis de soie et de coton comme j’aime, taille des tuniques aussi, pas de problème, on va s’arranger.

Et me voilà expliquant à J. chez qui je réside,  la bonne pioche que je viens de faire 🙂

Reprenant ma discussion avec D. le lendemain, je lui demande comment nous pouvons rencontrer son frère.

Elle m’apprend alors qu’il habite à environ 5 km de la ville et qu’il passe souvent par là.

Mais que d’abord il me faut acheter du tissu.

Qu’à cela ne tienne, en suivant ses conseils, je m’en vais le lendemain acheter deux sets.

Un coordonné en coton léger rouge et orange, et l’autre en coton et soie bleu turquoise.

Dès que je revois D., en fait c’est simple je la vois tous les jours, mais là ça commence à faire histoire à rallonge, je remets ça sur le tapis…

Et le frère, a t-elle des nouvelles, il a programmé de venir quand ???

Bon alors le frère, on va peut-être aller le voir en moto finalement, parce qu’en ce moment il a beaucoup de travail.

Ok, mais je n’ai toujours pas de date de fixée pour prendre les mesures et discuter de ma commande…

Huit jours plus tard, un matin précisément, le majordome de la maison me fait signe de me préparer avec mon tissu.

Nous partons chez le tailleur 🙂

Et nous prenons la moto pour aller… deux rues et trois vaches plus loin.

Ah? ok, on ne va pas chez le frère ?

D’accord.

Qu’à cela ne tienne, en fait je m’en fous, je veux mes tuniques, moi !!!

Sauf que le tailleur chez qui nous nous rendons n’est pas là…

Et il est où ?

Personne ne le sait.

Ce n’est que le lendemain que je fais sa connaissance.

Après avoir laissé mes tissus sur place la veille, et vous l’aurez compris, ce n’est pas le frère de D. que j’ai en face de moi…

Pourquoi lui ?

Je ne le saurai jamais.

Toujours est-il que lorsque je demande à ce monsieur de me couper des cholis, c’est un non catégorique qu’il affiche.

Parce que cette adorable petite blouse ajustée se porte sous un sari

Et vu que je n’en porte pas, mal barrée 🙁

L’affaire est close.

On s’adapte ou on crève de vouloir continuer à vivre et à penser en mode occidental.

Dans un pays où, simplement, nos codes n’existent pas !

J’ai mes deux ensembles, pantalons et tuniques, à mon goût un peu trop près du corps, mais mon tailleur m’a dit…

Bien à vous,

Isabelle

2 Commentaires

  1. ah ! ah ! je ne savais pas toute l’histoire ! et en plus tu voulais te faire faire une petite blouse sans mettre le sari par-dessus ? et bé ! ça ne se fait pas du tout ça ! jamais vu ! c’est comme moi la première fois que je suis venue en Inde où je me suis trouvée une jolie jupe, d’une belle couleur violette, volantée en bas et que je trouvais très seyante. Je l’avais mise pour aller voir des étudiants en français à l’université. Et des années après, mon amie, qui était une des étudiantes à l’époque, m’avait dit que tout le monde avait bien ri car c’était… le jupon qu’on met SOUS le sari afin qu’il tienne correctement. Comme si je m’étais promenée en combinaison, quoi ! mais les Indiens sont tolérants (à voir tout ce qu’ils peuvent accepter sans rouspéter comme faire des queues devant les distributeurs pendant des heures en ce moment !).

    • Bonne blague, tu as du faire sensation auprès des étudiant-e-s, lancé un nouveau concept, va savoir…
      Pour le choli je savais, mais j’ai eu beau lui expliquer que je voulais le porter en France sous un pull, y’a pas eu moyen, le choli se porte avec un sari, point barre 🙁
      Oui, tu as raison, ils sont d’une très grande tolérance, personne ne se moque de ton accoutrement dans la rue par exemple, quel qu’il soit, et ça ne leur fait même pas lever un oeil.
      Tu peux tout oser vestimentairement, mélange des couleurs particulièrement, j’ai adoré !

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