Gangi c'est pas fini - Crédit photo izart.fr
Gangi c'est pas fini - Crédit photo izart.fr
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“Gangi c’est pas fini”

17/10/2014 Bonjour à toutes et à tous,

Gangi c’est pas fini, et déjà ce matin de belles rencontres s’annoncent.

Je rencontre d’abord Rosario qui tisse la canne et le saule sur la place de la Chiesa Madre à Gangi.

Ses vanneries renouent en outre avec les traditions héritées du monde rural.

Huttes en paille, paniers pour cueillettes et même culture d’un petit jardin où des aubergines prennent une jolie teinte violette au milieu des choux et des tomates.

Tout autour, parcourant les rues du village, vous pouvez admirer des peintures d’artistes encadrées, qui ponctuent les murs tel un musée en plein air.

Et puis, vous prenez la tangente, et vous vous glissez plutôt dans les ruelles.

Mais cette fois, alors que devisez tranquillement en français, quelqu’un au détour d’une porte vous interpelle ainsi :

“- Vous vous êtes perdus les français ?”
 – …Ben non, on se promène !”

Piazzetta Zoppo di Gangi
Piazzetta Zoppo di Gangi

Ainsi, une quinzaine de minutes plus tard, je sais (presque) tout du passé de cette dame âgée, née dans le pays.

Elle est en fait partie vivre en France du côté de Mâcon (si si) avec son mari, pour finalement rentrer avec leur fille en 1982.

Émouvant ce parcours d’émigrés qui me rappelle quelque chant

Surtout quand cette dame m’affirme Ne partez pas, vous allez le regretter…

Et quand je lui demande perché ? curieusement elle ne sait pas me donner de réponse.

C’est son problème à elle, me répond Toto de l’Agriturismo Capuano, ici tu peux vivre, c’est la curiosité qui te rend heureuse.

Belle leçon de vie à laquelle j’adhère pleinement…

Là-dessus il s’inquiète de savoir si la nuit j’ai du mal à dormir, parce qu’il m’a vue arpenter les chemins de terre dès 7:00 du matin 🙂

Mais je suis comme ça moi, je ne vais pas découvrir un pays en passant mon temps au lit.

Il me faut en outre, aller humer la terre, identifier plantes et fleurs, écouter les oiseaux, les ânes, les moutons, sentir, prendre contact avec ce lieu nouveau pour moi.

Gangi
Gangi

Et puis dehors, au lever du soleil, je ne peux pas rater ça.

Il fait déjà si doux et sec, c’est un appel à respirer de bonheur.

D’ailleurs tous mes capteurs sont en éveil, je m’imprègne, je m’imbibe doucement mais sûrement.

Et déjà mes pieds puisent dans l’énergie particulière de cette terre de Sicile qui m’absorbe délicieusement.

Je n’ai sans doute pas le rêve de celles et ceux qui atterrissent à Gangi pour trouver une résidence secondaire.

Et encore moins un bon placement dans la pierre.

Ici, il faut cependant être prêt.e à franchir le pas, rompre le rythme, laisser des choses et faire des choix.

Tel un parcours initiatique en décroissance si vous me suivez…

Ici, en fait, il fait encore sauvage.

Ciao !
Ciao !

Comme j’ignore ce qui a guidé mes pas, j’ose croire en fait que j‘ai pas choisi, j’ai été invitée.

Tant de choses qui me dépassent encore mais néanmoins j’apprécie modestement le cadeau.

Alors j’ai fait un dernier Ciaoooooo ! au petit pépé qui agitait les bras du haut de sa fenêtre, à côté de la maison à 1€.

Heureusement qu’il y a eu ce break sous le soleil de Marseille sur le chemin du retour.

Parce qu’une pluie à vous tirer des larmes dégoulinait sur Lyon le lendemain …

Bien à vous,

Isabelle

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