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Petite chronique « Je sais que ça l’agace au plus haut point…

« Je sais que ça l’agace au plus haut point »

17/12/2017 Bonjour à toutes et à tous,

Je sais que ça l'agace au plus haut point - Crédit photo izart.fr

Je sais que ça l’agace au plus haut point – Crédit photo izart.fr

Je sais que ça l’agace au plus haut point.

Quand je parle d’écriture inclusive et de femmes harcelées par des hommes machistes.

Parce qu’il ne se sent pas dans la peau d’un macho.

Parce qu’il ne se sent pas dans la peau d’un prédateur.

Il n’empêche qu’une femme meurt tous les 3 jours, victime des violences de son compagnon ou de son ex-compagnon.

En France, au cours de l’année 2016, 138 personnes sont décédées, victimes de leur partenaire ou ex-partenaire de vie (conjoint, concubin, pacsé ou « ex » dans les trois catégories).
De l’étude, il ressort :

138 personnes sont décédées en 2016, victimes de la violence de leurs partenaires ou ex-partenaires, conjoint(e)s, concubin(e)s, pacsé(e)s.

> 109 femmes victimes de leur compagnon ou ex-compagnon, soit 79% des morts.
> 29 hommes victimes de leur compagne, compagnon ou ex-compagne.
> 25 enfants sont également décédés dont 9 concomitamment à l’homicide de leur mère.

Près de 80% des auteurs de ces homicides sont des hommes.
En incluant les suicides des auteurs et les homicides de victimes collatérales, ces violences ont occasionné au total le décès de 196 personnes. Source Ministère de l’Intérieur.

Oui, il meurt aussi des hommes dans le cadre de violences conjugales.

29 en 2016, dont 18 tués par leur compagne ou ex-compagne, 1 par son compagnon, 5 par un amant, une maîtresse ou une autre relation épisodique.

On ne peut pas passer sous silence les 9 enfants qui ont été tués par leur père en même temps que leur mère.

Ni les 16 autres qui sont morts dans le cadre de violences conjugales sans que l’autre parent ne soit tué.

17 des femmes auteures d’homicides étaient victimes de violences, ce qui veut dire que 60% des hommes décédés étaient des agresseurs, selon le rapport d’Ernestine Ronai.

Cette semaine et par deux fois, des amis me confiaient avoir été victimes de harcèlement sexuel dans leur enfance, commis par des gamins de leur âge.

Plus tard, l’un d’eux qui justement qui ne sera jamais dans la peau d’un macho, avait été même violemment apostrophé par une femme dont il avait repoussé les avances.

Effectivement, les hommes ayant vécu pareille situation peuvent en exprimer la violence telle que décrite par les femmes victimes d’une même agression.

Mais sans vouloir nier quoi que ce soit, c’est le plus souvent parmi les rangs féminins qu’est pratiqué ce mode de harcèlement.

Ma dernière expérience en la matière date d’il y a deux jours à peine.

Un type d’une cinquante d’années accoste presque toutes les femmes seules attendant leur bus dans le petit matin de la gare.

Et leur propose un café, passant rapidement tel un gros bourdon de l’une à l’autre.

Pour ma voisine étrangère qui ne comprend pas un mot de la phrase débitée trop vite, il répète encore…

Puis sort un trousseau de clefs de sa poche et le secoue sous son nez.

« – Vous voulez venir chez moi ? C’est les clefs de chez moi ça, vous venez prendre un café chez moi ? »

Misère sexuelle, on dira peut-être cette fois, pour justifier le comportement du prédateur…

Bien à vous,

Isabelle

Isabelle alias Mam's

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