La prochaine fois je vous invite - Crédit photo izart.fr
La prochaine fois je vous invite - Crédit photo izart.fr

« La prochaine fois je vous invite »

25/01/2015 Bonjour à toutes et à tous, (Mis à jour le 26/10/2017)

La prochaine fois je vous invite - Crédit photo izart.fr
La prochaine fois je vous invite – Crédit photo izart.fr

Comme d’habitude, il m’a fait répéter « Une seule place ? », et je lui ai répondu comme d’hab « Ben oui, ça suffit pour mes deux yeux. »

Vous avez remarqué que toutes les fois c’est le même discours dans la Petite chronique version ciné !

La prochaine fois c’est promis, je vous invite, monsieur le caissier, parce que là, on se serait carrément serrés l’un contre l’autre pour verser une larme devant le premier film, et d’effroi devant le second…

D’abord je suis arrivée essoufflée devant la première salle, parce que dans le pays caladois, les places sont de plus en plus rares et chères, mais pire encore le week-end des conscrits.

Enfin, le temps de me poser, de souffler et de couper le téléphone… j’en ai pris plein les yeux !

Hommage au film d’Eric Martigau, La Famille Bélier, un de ces films comme je les aime, capable de faire chanter un dimanche après-midi gris et sans relief…

Peut-être quelque part à la croisée des chemins entre Du vent dans mes mollets et l’Eté de Kikujiro.

Peut-être même habité par la même lumière que La leçon de piano ou Le premier jour du reste de ta vie.

Aucune lourdeur, aucune fadeur, pas de péché non plus par excès, juste des acteurs beaux dans des rôles justes, et une histoire de tous les jours que se partagent des gens ordinaires.

Et oui, comme toujours, j’ai un faible pour les gens ordinaires qui ont une vie extraordinaire !

Et ben voilà, on rit et on pleure tout en délicatesse et subtilité, et ça fait même du bien.

Ensuite je suis passée à autre salle pour aller voir Les nouveaux sauvages sur recommandation de J.P.

Tu parles, les nouveaux sauvages, ils étaient dans la rue, là, devant moi à faire couiner les pneus de leurs voitures, et entassés dans des minibus qui les traînaient comme du bétail beuglant.

Conscrits obligent… passons.

Juste pour l’anecdote, inutile de chercher dans la vague, qui est le traditionnel défilé du dimanche, trace de femme ou d’immigré, la tradition est bien ancrée !

Mais d’ailleurs, dans Les nouveaux sauvages, les tableaux qui se succèdent sont autant de pétages de plomb, provoqués curieusement par des hommes

Si si, rappelez-vous bien, dans l’avion, sur la route, à la fourrière, au restaurant, pour l’accident, au mariage, tout bascule à cause de l’attitude d’un homme.

Les éléments montent doucement, les wagonnets s’accrochent, vous commencez à découvrir le contexte, cerner les personnages, définir le rôle de chacun, et là, hop, en une seconde, tout le monde est précipité du haut du grand huit !

Une fausse note, un jour quelque part dans votre vie, et soudain tout peut virer au cauchemar.

Et que vous ignorez vos propres limites tant que vous n’y avez pas été confrontés.

Le réalisateur argentin Damián Szifron vous prend de revers et l’impact est violent, tout comme ces destins d’hommes et de femmes humiliés, rabaissés, qui sont brisés avec violence à cause d’une injustice.

De l’injustice, naît dans le film une vengeance sans nom, aveugle et sourde, échappant à toute logique, à toute préméditation…

Bon, initialement, on m’avait aussi conseillé d’aller voir ce film parce que c’était bourré d’humour.

Alors l’humour, il est noir, grinçant et étouffé entre deux moments de stupeur, petite précision de taille, vous pouvez décoller.

Bien à vous,

Isabelle

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