La vie dans une cellule de prison - Crédit photo izart.fr
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« La vie dans une cellule de prison »

23/03/2019 Bonjour à toutes et à tous,

J’ai fait le tour de la question mentalement pendant qu’une française mettait au point son rencart du lendemain.

À voix haute dans le couloir et à deux heures du mat, normal.

Qu’est-ce qui pouvait guetter dans l’ombre de la piaule et me sauter au visage dès que j’aurai fermé l’oeil ?

Des puces ?

Pas l’air, je les aurais senties immédiatement me dévorer les chevilles en entrant.

Des moustiques ?

Bien trop froid pour qu’ils s’y engouffrent vu que mon téléphone annonçait 12° pour la nuit.

Des blattes ?

Avec la dose de naphtaline déversée dans le lavabo, j’étais tranquille un moment avant qu’elles remontent dans les canalisations.

A ce propos, j’avais remarqué que l’évacuation des eaux usées de ce dernier passait directement entre mes tongs…

Cela n’aurait pas été un problème si le cabinet de toilette avait été équipé d’une raclette.

Mais il n’y en avait pas plus que de balai de chiotte.

Restaient les morpions

Je les soupçonnais d’être tapis au chaud dans la couverture dont la propreté rivalisait avec celle des draps.

Mais bon ceux-ci semblaient au moins lavés à défaut d’être propres.

Vus les gros ronds gras qui se détachaient du fond grisâtre de la toile, ils n’avaient pas du bouillir depuis un moment !

En gros, le mobilier disponible dans la chambre se résumait à un lit twin et une table basse.

On peut aisément comprendre que des gens aient mangé dans le lit !

En détail il n’y avait donc ni chaise, ni penderie, ni poubelle.

Mais pas plus de drap de dessus, de serviette de toilette et de savon, choses  normalement présentes dans une chambre d’hôtel.

Erreur de casting, c’était donc bien là le problème.

Car tout ici me rappelait sinistrement le repaire de backpackers déniché à Agra, si vous me suivez 🙁

Et je n’aurais jamais pensé mettre les pieds dans un endroit aussi sordide de sitôt.

Je me suis surprise soudain à méditer sur ce que pouvait être la vie dans une cellule de prison

Point de fenêtre mais juste une lucarne barreaudée doublée d’une moustiquaire rouillée et pas étanche qui brisait l’obscurité.

Le verrou de la porte, quant à lui n’avait sans doute jamais fonctionné vu qu’il n’avait pas les yeux en face des trous 🙁

Heureusement, il en restait un tout petit sur le haut qui normalement devait céder au premier coup de pied

Mais j’arrivais à dormir malgré tout cela et me réveillais juste avec un gros rhume vu le froid et l’humidité dans la chambre.

Bien à vous,

Isabelle

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