Le bus indien c'est un peu comme Flixbus - Crédit photo izart.fr
Le bus indien c'est un peu comme Flixbus - Crédit photo izart.fr

« Le bus indien c’est un peu comme Flixbus »

09/03/2018 Bonjour à toutes et à tous, (Mise à jour le 11/03/2018)

Le bus indien c'est un peu comme Flixbus - Crédit photo izart.fr
Le bus indien c’est un peu comme Flixbus – Crédit photo izart.fr

V. a ouvert de grands yeux quand l’indienne qui montait dans le bus m’a serré chaleureusement la main, en me saluant en Tamoul, tout sourire aux lèvres 🙂

Mais comme ce genre de rencontres autant heureuses que surprenantes m’arrive régulièrement, cela m’a à peine surprise…

Evidemment que je ne la connaissais pas cette dame, et de plus, c’était la première fois que j’effectuais la liaison Pondicherry-Chennai par ce moyen de locomotion-là.

A ce propos, le bus indien c’est un peu comme Flixbus chez nous, mais avec un peu moins de chichis.

Notamment au niveau de la décoration intérieure, du confort des routes et… de la conduite des chauffeurs 🙁

Mais c’est aussi un joyeux mélange hétéroclite de personnages qui montent et qui descendent au gré d’arrêts dont je n’ai jamais pu trouver de trace matérialisée le long des routes, mystère !

Par contre, une idée que j’importerais bien en France, c’est l’abondance de marchands ambulants le long des routes.

Cela garantirait, aux haltes, de déguster de délicieuses spécialités cuisinées artisanalement et aussi des fruits locaux.

Pas de clim dans le bus, bien sûr, par déjà 30° comme en ce moment, mais des fenêtres et des portes grand ouvertes, et parfois, il n’y a même que l’encadrement sans porte 🙂

J’ai craint le pire pour le bébé posé sur la banquette jouxtant celui-ci…

Le tarif unique pratiqué dans les bus du gouvernement permet à tout le monde d’en profiter, il varie seulement en fonction de la distance.

Le joyeux Byyyye ! que m’adresse la même indienne sympathique en descendant du bus, n’est pas sans me rappeler l’apparition plutôt sonore d’un couple qui montera dans le métro pour mendier, peu après notre arrivée à Chennai.

Le couple d’hijras se frayant un passage au milieu de la foule, celle-ci pourtant très dense en cette fin de semaine, s’écartera rapidement sur son passage.

Crainte et méprisée à la fois, cette communauté dont les origines sont très anciennes, intervient pourtant officiellement dans des mariages en faveur de la fertilité des jeunes marié·e·s.

Actuellement de plus en plus victime de manifestations transphobiques, elle s’organise pour obtenir des droits.

Mais l’Inde, à l’instar de la région du Tamil Nadu en 2008, a reconnu dès 2014, à ses citoyen·ne·s la possibilité de cocher une troisième catégorie dans ses formulaires, outre le M de Masculin et le F de Féminin, le T de Transgenre.

Bien à vous,

Isabelle

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