L'écouvillon bien profond - Crédit photo izart.fr
L'écouvillon bien profond - Crédit photo izart.fr

“L’écouvillon bien profond”

24/01/2021 Bonjour à toutes et à tous,

Ça y est, je me suis encore pliée au saint rituel.

Mais alors cette fois, il m’a planté l’écouvillon bien profond !

C’est quand même pas de ma faute si j’ai les narines sensibles à ce point-là…

Pourtant je l’avais bien prévenu le jeune homme à la charlotte et à la blouse vertes du centre de dépistage COVID-19.

Etrangement, d’ailleurs, ce matin-là je me suis pointée sans rendez-vous.

Même si le site en ligne du labo vous propose des créneaux horaires pour les rendez-vous toutes les demi-heures…

Ah bah oui, parce que j’étais déjà venue la veille, et même que j’avais oublié ma carte vitale et même que c’était trop tôt pour effectuer le test.

Qu’à cela ne tienne, j’ai repris mes deux pieds, j’ai fait un tour sur le marché puis je suis rentrée.

Et me revoila pointée comme une fleur le lendemain matin, ainsi que préconisé par le personnel à l’accueil.

Bon, je ne vous cache pas qu’auparavant, depuis le matin, je m’étais bien bien bien nettoyé et renettoyé les narines à l’eau de mer.

Des symptômes moi ? Non pas de symptômes.

Personnel soignant ? Non pas personnel soignant.

What else ?

Ah mais oui, je commence à comprendre le truc maintenant.

Parce que le petit jeune homme à côté de moi qui venait se faire dépister, il a précisé qu’il avait des symptômes depuis 3 jours.

Alors, avec un peu de chance, ça lui donnera quelques jours de répit selon les nouvelles directives.

C’est marrant, en temps normal, même si vous aviez une forte grippe, vous étiez harcelé·e·s par votre employeur qui vous envoyait le médecin contrôle.

Même avec un arrêt de travail rédigé en bonne et due forme par votre médecin de famille.

Maintenant, vous pouvez faire une auto-déclaration en ligne et on s’inquiétera de vous par téléphone 🤦🏻

On n’est pas sorti de l’auberge, ni du COVID-19 !

Bon, moi je me suis pliée aux formalités, parce que les Allemands ils ne rigolent pas avec ça.

Mais une fois en Inde, ma brave dame…

Il y a même plus personne pour répondre à mon mail et me donner les préconisations d’usage fortement recommandées et surlignées sur mon document.

Ainsi je disais à un ami, l’autre jour, ça y est en Inde ils sont sortis du COVID.

Et comme il avait l’air étonné, je lui répondis que c’était ça ou tout le monde allait mourir… de faim.

Difficile effectivement de vivre sans couverture sociale, sans retraite, sans prestation, sans salaire maintenu…

Bien à vous,

Isabelle

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