« Les prix se suivent mais ne se ressemblent pas »

25/11/2014 Bonjour à toutes et à tous,

Quais de Saône
Quais de Saône

Les prix se suivent mais ne se ressemblent pas, et tombent un peu comme les feuilles d’automne !

Après la grande première dont je vous ai fait part dans une récente Petite chronique, une autre récompense est arrivée quelques jours plus tard, dans un autre domaine artistique avec lequel je flirte un peu.

Un peu beaucoup.

Celui de la photo.

Mais que j’ai toujours pratiquée parallèlement à la peinture et à l’écriture.

Ah oui, j’oublie aussi la vidéo.

Bon je m’arrête là, parce que je pourrai encore un peu rallonger la liste 🙂

Vous comprendrez peut-être mieux, ainsi, la petite phrase qui accompagne mon blog izart – Arts tous Azimuths.

Cette photo donc, je l’ai prise sur un chantier de pierres sèches, auprès de mes amis de La Pie Verte, dont je vous parlais dans cette Petite chronique.

J’ai envoyé le cliché quelques temps après, à l’appel du Grand Lyon pour concourir à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, catégorie « Toute la nature est dans le patrimoine ».

Et c’est par mail que j’ai appris que m’était décerné le 1er Prix !

Bonne blague, comme je dis toujours 🙂

Alors là, comme l’info était relayée sur Facebook, chez qui je ne suis toujours pas cliente, sorry, les amis se sont bruyamment manifestés pour me féliciter, merci merci MERCI !

Bon ben voilà, maintenant j’ai ma petite réponse à certaines remarques (assassines) du genre Et toi, tu passes ton temps à quoi ? ou Ça te sert à quoi de faire tout ça ?  A part ça tu fais quoi ?…

Excusez du peu, mais là je me fais plaisir, c’est déjà pas mal non ?

Je resterai intimement convaincue que créer c’est une expression, un jaillissement même, de vie.

Et si certains délèguent leur expression de vie à l’écran de télé, d’autres à leur voiture, leur chat, leur chien, stars, caddie ou frigo bien rempli, vous remarquerez qu’on ne leur demande jamais de se justifier au sujet de leurs façons de vivre !

Comme je répondais aux compliments d’une amie hier, je lui expliquais que toujours penser esthétisme demande un énorme boulot de restitution, bien sûr, mais surtout bien avant, des dispositions intellectuelles extrêmes.

Parce que l’air de rien, lorsque tous les capteurs sensoriels sont en activité, ça demande de l’énergie et ça bosse dur dans le crâne, même si le corps est en apparence détendu !

 Si, bien souvent, il est permis de s’étonner de la lenteur d’un projet, quelquefois aussi une tâche considérable sera rapidement conçue.
Le plus long, en ce qui me concerne, est l’attente, ensuite tout mon temps de réflexion.
Ces délais passés, le parti de l’œuvre arrêté, l’étape définitive peut être réglée en quelques jours.
Pourquoi ?
Cette question met en cause tout ce qui, dans la création, fait partie de l’accumulation des connaissances.
Tout artiste agissant, a, dans sa mine de plomb, son pinceau, son burin, non seulement ce qui rattache son geste à son esprit, mais à sa mémoire.
Le mouvement qui paraît spontané est vieux de dix ans ! De trente ans !
Dans l’art, tout est connaissance, labeur, patience, et ce qui peut surgir en un instant a mis des années à cheminer.  
 Les pierres sauvages, Fernand Pouillon – 1964

Bien à vous,

Isabelle

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