Ma dernière nuit en Inde - Crédit photo izart.fr
Ma dernière nuit en Inde - Crédit photo izart.fr

« Ma dernière nuit en Inde »

06/10/2016 Bonjour à toutes et à tous,
Ma dernière nuit en Inde - Crédit photo izart.fr
Ma dernière nuit en Inde – Crédit photo izart.fr

Pour ma dernière nuit en Inde, comme le spectacle était impressionnant, il en est tombé comme jamais…

Les éclairs ne cessaient de jaillir de toutes parts, illuminant la chambre comme un gigantesque feu d’artifice.

Le tonnerre grondait tandis que la foudre tombait sur un point plus ou moins proche dans un crépitement épouvantable.

Et la pluie cinglait les fenêtres que je venais de fermer, une fois de plus réveillée en plein sommeil…

Mais impossible de fermer l’oeil durant près d’une heure que durait ce manège 🙁

Me serais crue en pleine mer, prise dans une tempête, manquerait plus que mon lit se mette à tanguer…

Je me disais, dans la moiteur de la nuit ; clim non merci, que l’Inde c’était vraiment tout ou rien.

Mais tout ou rien puissance 10.

Ce matin-là, j’ai dormi une heure de plus, récupération oblige 😉

Mais au réveil, le marchand de lait, ou plutôt de plastique, tirait sa remorque en appelant le chaland.

Deux choucas tournoyaient en cherchant bruyamment leur pitance.

Et les rues, sans trottoir, sans égout, sans rigole avaient déjà avalé tout le déluge !

Les plantes de la terrasse avaient encore du prendre un bon centimètre dans la nuit, impressionnant…

Et les maçons sur les terrasses alentours, sans doute appelés en urgence, rebouchaient les fissures à toute vitesse..

J’ai raconté ça à mon arbre, dont le dernier orage lui avait été fatal.

Dans la semaine, justement, me penchant du haut de la terrasse pour regarder l’activité de la rue, j’eus une drôle de surprise.

Au pied de ce qui avait été arbre, une remorque tirée par un tracteur était remplie des restes du flamboyant de l’Inde.

Mais les trois hommes qui s’affairaient à son chargement, tout en sueur, ne purent décoller du sol les deux énormes tronçons qu’il restait du tronc.

Alors qu’ils partaient avec le tracteur, sans être parvenus à leurs fins, je me dis que cet arbre-là, décidément, il était encore sacrément ancré à ce bout de bitume…

Même déchiqueté, même mutilé, même tronçonné, même débité.

Bien à vous,

Isabelle

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