Nos enfants mode d'emploi - Crédit photo izart.fr
Nos enfants mode d'emploi - Crédit photo izart.fr

« Nos enfants mode d’emploi »

22/11/2014 Bonjour à toutes et à tous,

Nos enfants mode d'emploi - Crédit photo izart.fr
Nos enfants mode d’emploi – Crédit photo izart.fr

Evidemment, si les enfants étaient livrés avec un mode d’emploi, des fois ce serait bien commode.

Mais pour l’instant le produit n’est pas standardisé donc on ne peut pas encore aborder le sujet de manière générique.

Donc autant d’enfants autant de paramètres différents.

Il en est de même pour les parents.

C’est pour ça qu’il arrive, en situation de crise, que des parents ouvrent grand la porte à leur(s) enfant(s) pour qu’ils aillent voir ailleurs, si des fois la maison n’est pas assez bonne…

Étrangement, ce n’est jamais suivi d’effet…

Les enfants conseillant volontiers à leurs parents de d’adapter à leurs comportements.

Et là, où plane le doute et le questionnement, ils ont vite fait de creuser la brèche et s’y engouffrer 🙂

Ne rien lâcher dans ces moments-là !

Sauf que, comme dans le film Nos enfants, traduction française de I nostri ragazzi, des fois ça dérape, et ça peut aller très loin, voire jusqu’à une situation désespérément incontrôlable.

Et le cinéaste italien Ivano De Matteo, invité au débat qui a suivi la projection de son film en avant-première au cinéma Les  400 Coups, d’avouer mettre en scène ses craintes de père d’ados.

Mais comme on voit monter sous différents angles l’escalade de la violence dans le quotidien des jeunes de ce film, on comprend mieux comment souvent celle des enfants vient en écho à celle, latente, des adultes…

Et qu’elle peut avoir plusieurs facettes, manque de disponibilité, le manque de limites, manques de repères, sans qu’il y ait de soucis matériels dans les familles, le film ne cédant pas au cliché.

Nos enfants mode d'emploi 2 - Crédit photo izart.fr
Nos enfants mode d’emploi 2 – Crédit photo izart.fr

Me revient la petite conversation entre mères, entendue dans un magasin en début de semaine :

« – Je voudrais donner quelque chose à ma fille qui ne trouve pas le sommeil le soir…

– Elle a quel âge ?

– 15 ans…

– Mais elle se couche vers quelle heure ?

– En fait, elle se couche très tard, bien souvent après moi parce qu’elle ne décroche pas de l’écran du PC…

– Ah oui, moi je me bagarre aussi avec mon fils de 13 ans pour la même chose !

– Mais je ne sais pas comment on peut faire, ils abusent trop avec l’ordinateur ! »

On a un peu des allures de vétérantes, la dame et moi, qui assistons à la scène, sourire en coin, en attendant notre tour en caisse.

Elle lance d’ailleurs un :

« – Moi, les miens quand ils étaient encore à la maison, j’avais réglé le problème de l’usage intensif de l’ordi en coupant la WIFI 🙂

-Tiens, moi aussi je fais pareil ! »

Les deux mères d’ados nous dévisagent ébahies

Mais elles le sont encore plus quand on leur confie qu’en cas de crise extrême on a eu aussi toutes deux recours à la porte grande ouverte !

Quelques jours plus tard, je recroise une de ces dames.

« Excellent le coup de la porte ouverte, ça l’a calmé net, dîtes donc ! »

Ben oui, des fois ça vaut mieux qu’un grand discours.

Et comme me disait un jour une amie médecin : enfants rois, parents martyrs.

Elle en avait d’ailleurs vu défiler une cohorte dans sa salle d’attente…

Bien à vous,

Isabelle

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