On dit pas aux hommes violés - Crédit photo izart.fr
On dit pas aux hommes violés - Crédit photo izart.fr

« On dit pas aux hommes violés »

06/12/2016 Bonjour à toutes et à tous,

On dit pas aux hommes violés - Crédit photo izart.fr
On dit pas aux hommes violés – Crédit photo izart.fr

On dit pas aux hommes violés qu’ils l’ont bien cherché, à ce que je sache ?

Ah ben oui, parce que souvent c’est le commentaire, déculpabilisant peut-être mais lâche surtout, qui accompagne ces violences faites aux femmes.

Pas seulement aux femmes, justement.

Mais les hommes, à ce sujet, sont bien plus écoutés et dignes de parole que les femmes, normal, ce sont des hommes qui parlent aux hommes.

Donc leur parole est moins mise en doute, d’où des actions plus tactiques, plus démonstratives pour se défendre, et qui défendent très bien leurs causes.

Comme l’association La Parole Libérée, qui secoue bien le paysage lyonnais en ce moment.

Et dont les deux membres fondateurs ; des bénévoles, pas des chefs d’entreprise et compagnie comme les autres de la liste, sont proposés pour devenir le (les) lyonnais 2016.

Savez ce qui vous reste à faire 😉

Mais bon, victimes hommes et femmes, même combat.

En même temps, je me rends compte avec le temps et avec horreur, qu’il y a énormément de femmes dans mon entourage qui ont été victimes d’abus sexuels.

Énormément, j’en serai presque à me demander si ce n’est pas la majorité ?

Des scènes de cauchemar mises un jour en mots, 10, 20, 30 ans après, parfois !

Des années de vies de femmes avec la terreur planquée au fond du ventre, écorchées, raccommodées, muettes… ou anéanties.

Une amie, travaillant dans un centre pour soigner l’alcoolisme, disait que presque dans tous les dossiers de femmes touchées par cette addiction, il y avait trace de violences sexuelles dans leur enfance ou adolescence.

Oui, les violences faites aux femmes, parlons-en encore, puisque ma Petite chronique d’hier ne vous a pas laissées sans voix.

Les langues se délient, les femmes osent mettre des mots, des noms sur les visages des prédateurs, souvent bien connus dans l’entourage de la victime.

90% d’entre eux sont des proches, alors imposons à tous de respecter les femmes, et de partout, cela commence dans la famille, zéro tolérance, c’est dit.

Oui, parlons haut et fort, femmes, ado, filles, pour que plus aucune d’entre nous ne ressasse en silence, souvent jusqu’à la mort, honte, dégoût, salissure, plus jamais ça 🙁

Toutes ensemble, empêchons les prédateurs de continuer à se repaître dans l’anonymat, à vous la parole les ami-e-s !

Bien à vous,

Isabelle

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