Pire que le cancer - Crédit photo izart.fr
Pire que le cancer - Crédit photo izart.fr

« Pire que le cancer »

22/04/2016 Bonjour à toutes et à tous,

Pire que le cancer - Crédit photo izart.fr
Pire que le cancer – Crédit photo izart.fr

J’ai pris mon courage à deux mains pour vous en parler.

Encore, oui, pour que chacun-e en prenne vraiment conscience.

Pire que le cancer, pire que les accidents de la route, que la guerre et le paludisme réunis…

Extrait d’un rapport des Nations UniesJusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie (…)

Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis (…)

On estime que, dans le monde entier, une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.

Une femme sur trois, victime de la violence.

Oui, je sais, les hommes aussi sont victimes de violences sexuelles, mais pas dans les mêmes proportions, 9%.

Et perpétrées par des hommes.

Bon, si vous avez des doutes, des idées pas claires, des questionnements sur les conséquences de tels actes, rien de tel que de vous référer à un sondage pour les confronter aux vôtres.

Sauf qu’on bien loin de la réalité des chiffres dans la tête des sondés de l’enquête !

« Dans 90 % des cas, les victimes connaissent leur agresseur : 58 % des viols sont perpétrés dans le couple et, pour les mineurs, 53 % au sein du cercle familial.

Le nombre annuel de viols est lui-aussi sous-estimé par 41 % des Français. S’ils pensent qu’il y en a entre 10 000 et 50 000, en réalité, 98 000 viols ou tentatives de viol ont en fait été perpétrés en moyenne sur les cinq dernières années, dont 14 000 sur des hommes. On arriverait sans doute « à plus de 200 000 » en incluant les mineurs, premières victimes des violences sexuelles, selon l’association.

Les Français estiment que 25 % des victimes portent plainte alors qu’elles ne sont que 10 %. Enfin, les sondés considèrent que certaines victimes accusent à tort leur agresseur, pour se venger (32 %) ou pour attirer l’attention (23 %). « Ce mythe est tenace. Ce sont les seuls crimes ou délits pour lesquels on soupçonne a priori la personne qui s’en déclare victime », dénonce la présidente de Mémoire traumatique, la psychiatre Muriel Salmona » Source AFP

Ah ouais, les stéréotypes ont la vie dure.

Mais je suis la première surprise et heureuse lorsque de jeunes femmes entendent et exigent d’être respectées de partout, au quotidien comme au travail.

Oui, c’est ça qui se passe aussi à NuitDebout, allez surfer un peu sur les forums des réseaux sociaux, ça vous en dira plus long de la vraie vie.

Et même les longs papiers écrits par des femmes dans Médiapart, comme Caroline de Haas, ça vaut le coup d’y jeter un oeil, même en cachette pour les moins convaincu-e-s…

Bon allez, c’est décidé, le Ministère de la santé va mettre autant de crédit pour lutter contre ce fléau que ce qu’il investit dans les autres.

Evidemment, ça fera rentrer moins de sous dans les caisses des labos et consorts, mais les femmes iront mieux 🙂

Bien à vous,

Isabelle

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