Place au développement collectif - Crédit photo izart.fr
Place au développement collectif - Crédit photo izart.fr

« Place au développement collectif »

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05/10/2021 Bonjour à toutes et à tous,

Après le développement personnel, place au développement collectif !

Non mais franchement c’est vrai, j’ai comme l’impression que depuis Mai 68 le discours n’a guère évolué.

Alors depuis le temps, ça doit être bon pour le développement personnel, faut pas non plus que ça tourne au culte de la personnalité.

Je dis ça je dis rien, juste que j’observe ici, à Auroville, que l’esprit communautaire des débuts a définitivement baculé dans l’individualisme.

Ben oui, on observe cela de partout, la solidarité est l’apanage des plus petits, des nécessiteux et des moins bien nantis.

Le besoin et la nécessité de mutualiser forces et moyens rapprochaient les gens dans les hameaux, prémices des communautés futures.

Ainsi je me souviens que ma mère racontait comment, dans les campagnes, on allait donner la main dans les fermes voisines en suivant le travail de la batteuse.

Et ma grand-mère, sur indication du médecin, allait aussi faire les piqûres dans le village, au besoin.

De même, on passait le levain de fermes en fermes pour que chacun fasse son pain, cuit en commun au four communal.

Après on nous a fait miroiter que le progrès c’était que chaque famille possède son propre four, sa propre machine à laver.

Finie la vie communautaire, les échanges entre les personnes du village rencontrées au four, au moulin ou au lavoir.

Mais en fait, ces gens-là étaient bien plus libres qu’aujourd’hui, à y regarder de plus près.

Ils possédaient une autonomie alimentaire totale, produisant des céréales pour la farine qui leur donnerait le pain.

Élevant des vaches pour produire les produits laitiers, lait, crème, beurre, des poules pour les oeufs, des moutons pour la laine, la liste est longue…

De même, l’oncle fournissait les draps à la famille, en échange du chanvre cultivé par son neveu, mon grand-père.

Ma mère a connu tout ça à la ferme où elle est née, elle est restée à jamais marquée par cette simplicité volontaire.

L’autre jour, discutant budget avec une connaissance, je lui indiquais que je vivais en Inde avec moins de 200€ mensuels.

Certes, je ne consomme que les fruits et légumes d’Auroville, à peine de temps en temps une grenade ou un fruit de la passion de Pondy.

Non, je ne vais d’ailleurs jamais à Pondy.

Pour y faire quoi ?

De fait, je n’ai aucun autre besoin que ce m’offre la coopérative, et elle les couvre amplement.

Si je voulais, j’y trouverai même du beurre, du sucre glace, des gâteaux apéro, des biscuits fourrés et même… du jus d’orange en Tetrapack.

Pareil vestimentairement parlant, je trouve tout gratuitement en second hand.

Ben non, je ne vais pas non plus manger tous les jours à l’extérieur, je préfère cuisiner, ni ne bois de bière ou autre alcool…

Un petit voyage peut-être, me dit-elle… comment dire… ça ne me traverse même pas l’esprit.

En fait, je n’ai ni besoin ni envie, et elle est là ma liberté !

Bien à vous,

Isabelle

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