Pour ne pas être des mères indispensables - Crédit photo izart.fr
Pour ne pas être des mères indispensables - Crédit photo izart.fr

« Pour ne pas être des mères indispensables »

17/10/2018 Bonjour à toutes et à tous,

Pour ne pas être des mères indispensables - Crédit photo izart.fr
Pour ne pas être des mères indispensables – Crédit photo izart.fr

Elles abondent de partout.

Sont au four et au moulin, raniment d’un côté, rôtissent de l’autre, consolent à droite, conseillent à gauche, installent par ici, démontent par là, même auprès de leurs enfants devenus adultes…

On dirait des abeilles infatigables au boulot.

Une hyper activité qui les rassure.

Une hyper activité qui les épuise aussi.

Et tout l’entourage avec.

Quand ce n’est que de l’épuisement

Comment vais-je arriver à la hauteur de ma mère, être une maman parfaite, une épouse modèle ?

Comment vais-je trouver une femme aussi dévouée, aussi serviable, aussi efficace que ma mère, cet être parfait qui répond à tous mes besoins, à toutes mes envies, à toutes mes détresses ?

Pour le « petit » enfant c’est sécurisant de grandir sous l’aile de maman, ça l’aide à se construire et à répondre à ses besoins.

Mais si vous regardez bien dans la nature, une fois qu’il a quitté le nid, aucun oisillon n’y retourne !

Aucun animal sur terre devenu grand ne reste sous la coupe de sa mère !

Chacun·e de nos enfants s’en va découvrir la vie, trouver son territoire, écrire son histoire.

Faisons leur confiance pour ne pas être des mères indispensables, délivrons-nous de l’angoisse de tout contrôler, de tout tenir, de tout contenir, de tout alimenter.

Au risque de me répéter, je vous rappelle l’histoire de la maman ours, puisque vous vous vouliez savoir comment les animaux opèrent dans la nature 😉

La maman ours emmène donc son petit ourson – ou ses petits quand il sont deux – tous les jours avec elle pour lui apprendre à se nourrir, chasser, se protéger, distinguer les bonnes choses des mauvaises.

Le petit apprend aussi de sa mère que si elle émet un grognement particulier, c’est qu’un danger se présente.

Alors, il va vite grimper dans un arbre, et attendre le signal de sa mère qui l’informera que le danger est passé, pour redescendre de sa cachette.

Sauf que.

Sauf qu’un jour, après que maman ours eût émis le signal du danger et le petit grimpé dans son arbre, il ne se passe… rien.

Il attend le signal de maman pour redescendre en sécurité, mais après une longue attente, toujours rien…

Maman ours a d’instinct su que son petit était prêt pour explorer seul la vie et l’a laissé prendre son destin en main.

Elle est repartie de son côté, et lui est redescendu seul du tronc de l’arbre quand il en a eu assez d’attendre, tenaillé par la faim sans doute 😉

Pareilles au gâteau – revenons-en à nos fourneaux – pour lequel nous avons sélectionné tous les bons ingrédients que nous estimions nécessaires à sa réussite, laissons ensuite la pâte lever seule au four, sans que notre intervention lui soit nécessaire 😉

Il y a donc un après, dans la vie d’une mère, un après avoir élevé des enfants.

Peut-être aussi une façon agréable de prendre une pause, quand s’installe par exemple la ménopause 😉

Mettre la maman entre parenthèses, et accueillir la nouvelle femme en soi.

Pour libérer l’enfant de cette dette envers la mère.

Bien à vous,

Isabelle

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