Quand la réalité prend le pas sur la fiction - Crédit photo izart.fr
Quand la réalité prend le pas sur la fiction - Crédit photo izart.fr

« Quand la réalité prend le pas sur la fiction »

06/10/2017 Bonjour à toutes et à tous,

Quand la réalité prend le pas sur la fiction - Crédit photo izart.fr
Quand la réalité prend le pas sur la fiction – Crédit photo izart.fr

Il fallait faire un choix.

Entre le cours de yoga et la séance de ciné…

Bon, vu que c’était la reprise des cours, je me suis dit que j’attaquerai la semaine prochaine.

Moins de chance de rattrapage pour 120 battements par minute que je n’avais pas encore vu.

Poignant témoignage d’une époque où effectivement très peu de gens étaient informés ou même sensibilisés sur le sort des personnes atteintes du SIDA.

On stressait pour nous, certes, mais sans savoir ce que les malades enduraient et leur combat pour vivre…

Heureusement que j’ai pu le voir ce film, riche de toutes ses nuances, qui ne fait jamais dans le trash ni dans le spectaculaire pour attirer le client, ce que je craignais avant tout.

Paraît que j’ai même failli ne jamais le voir, mais ça, le projectionniste me l’a dit entre les deux séances.

Ben oui, je m’étais payé le luxe de pouvoir assister à deux projections dans la même soirée !

Franchement, 35€ la carte de dix séances…

Le second film, Petit paysan, quant à lui, avait déplacé du monde, j’ai compté 7 fois plus de spectateurs dans la salle.

Ben oui, c’est à cause de ça que j’ai failli ne jamais voir le premier film 🙁

Encore heureux qu’une jeune femme m’a rejointe dans la salle si grande pour moi toute seule quelques minutes avant le début de la séance, sinon rien…

Je vous dis bien, il se passe des trucs bizarres ici 🙁

Bon, en sortant de ces deux films, j’avais quand même reçu ma dose d’injections .

Pour abréger la vie des humains comme des bêtes, mais ça je ne le savais pas avant.

On s’est demandé, avec le jeune couple qui voulait sortir son véhicule, ce qu’il foutait là, toutes vitres ouvertes et la radio en marche.

Sa voiture stationnée derrière, il empêchait toute manœuvre pour sortir du parking.

Elle ou lui, dont on ne distinguait pas les traits sous l’abondante chevelure grise, avait la tête écrasée sur le volant.

Nous nous sommes regardés avec les deux jeunes, médusés…

Madame, Monsieur ! Ça va ?… Avez-vous besoin d’aide ?…

Il a soulevé le menton, pas fraîchement rasé du matin, et a bafouillé un truc pas vraiment compréhensible.

« – S’il vous plaît, pourriez-vous vous déplacer nous allons sortir du parking.

– Oui, je m’en vais…

– Mais… vous êtes fatigué apparemment. Ce serait mieux que vous dormiez un moment avant de reprendre la route, non ?

– Non non, je dors très peu, ça va aller là… »

Je ne sais pas où il allait avec ses balais brosse encore tout emballés dans le seau qui trônait à la Place du passager, une table de camping pliée sur une roue de vélo en travers du coffre bien rempli de cartons, et des tapettes à souris, disséminées ça et là.

Quand la réalité prend le pas sur la fiction, c’est grave 🙁

Bien à vous,

Isabelle

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