Que sont tous nos hippies devenus - Crédit photo izart.fr
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« Que sont tous nos hippies devenus »

16/03/2019 Bonjour à toutes et à tous,

Que sont tous nos hippies devenus ?

Cherchez pas, ils sont tous là à Pushkar, 50 ans après Mai 68.

Ou un peu plus de 30 ans après avoir envahi les rues de Lyon tels que nous les rencontrions de partout à l’époque.

Auparavant, ils ont sagement rempli bureaux ou administrations.

Et partagé moultes repas en famille entre micro-ondes et écran géant.

Maintenant, retraite en poche, elles et ils peuvent enfin réaliser leurs rêves d’adolescent.e.s.

Et passer le plus clair de leur temps à zoner en terrasse à siroter un chai.

A fumer des bidîs ou s’habiller bon marché en baba cool des pieds à la tête.

Dormir, manger, et refaire un monde love and peace à l’indienne pour de vrai est aussi l’un de leurs passe-temps favoris.

Le pire, c’est que ces gens là ont fait des émules.

Certes plus tatoué·e·s, percé·e·s, dreadlock·e·s que leurs aîné·e·s.

Je ne sais si la génération précédente a atteint le nirvana ou l’éveil, mais elle semble toujours aussi paumée.

Entre chichon et autres substances indéterminées, le temps a bel et bien fait son travail de dégradation

Perso j’ai détesté cette ville où l’on doit croiser autant d’étranger·e·s que d’indien·ne·s.

Même les restaurants cuisinent à la sauce touristique.

C’est-à-dire sans épices pour satisfaire les papilles les plus sensibles…

Et quand j’ai vu servir le gratin de légumes à l’occidentale comme proposé sur la carte, j’ai failli éclater de rire !

Je vous rassure ce n’était pas pour moi…

Parce qu’ingurgiter des choux-fleurs, haricots, poivrons, petits pois, et autres courgettes à peine cuites à l’eau, ça le fait moyen.

Même si le tout baigne dans une pseudo sauce blanche passée vite fait sous le grill…

Et puis les troupeaux de touristes américains irrespectueux des us et coutumes du pays où ils débarquent, ça me révulse.

Même si je ne suis pas religieuse, dans le sens où je ne fréquente aucune divinité, je respecte les pratiques locales.

Non, on ne descend pas avec ses chaussures sur les ghats.

Et non, on n’hurle pas en faisant des selfies sur fond de temple flanqué de pancartes No photography

En outre, une tenue correcte et exigée pour toutes et tous, même la soixantaine bien tassée.

Des bas résilles noirs sous un micro short rouge avec des baskets de la même couleur, c’est d’un goût…

Le pompon fut les chats de la guesthouse qui ronflèrent toute la nuit dans le patio intérieur.

Au matin, nous découvrirons qu’ils avaient dû se terrer quelque part et grogner impuissants face aux assaut d’une bande de singes.

Et qu’en outre, les cacas qui jonchaient terrasses et escaliers au petit matin n’étaient pas de leur fait.

Pas plus que les plantes déterrées des pots ou les feuilles laminées.

Cependant la halte fut brève, une nuit pour couper le voyage entre Udaipur et Jaipur et c’était bien suffisant.

Bien à vous,

Isabelle

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