Un bruit de tracteur sur fond de musique - Crédit photo izart.fr
Un bruit de tracteur sur fond de musique - Crédit photo izart.fr

« Un bruit de tracteur sur fond de musique »

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18/04/2022 Bonjour à toutes et à tous,

Un bruit de tracteur sur fond de musique m’a attirée à l’extérieur du logement de bonne heure.

Le village de Kanipakam, dont la population varie de 2021 à 2022 entre 4.861 et 5.555 personnes, a mis en place un ingénieux système de collecte de déchets.

Tellement efficace que la première des choses qui m’a frappée en entrant dans le village, de nuit pourtant, était… sa propreté !

J’ai pu constater que même dans un village réputé pour son temple, donc à très forte concentration de population liée aux pèlerinages, il est possible de ne pas crouler sous des monticules d’ordure.

Ainsi donc, tous les matins, un tracteur déambule dans les rues avec sa remorque, entouré d’une équipe de balayeurs et balayeuses.

La population, avertie de leur arrivée grâce à une joyeuse musique diffusée à tue-tête par l’engin, sort avec ses récipients pleins.

Le personnel s’empare des caisses, seaux, boîtes et autres cartons, les vide dans la remorque, les tasse ou accroche les sacs sur les montants.

J’imagine que certaines personnes font auparavant un pré-tri de leurs déchets, ce qui simplifie le travail.

Et puis, lorsque tout le monde a récupéré son bien, la musique reprend et le tracteur redémarre jusqu’à la prochaine station.

J’ai aussi remarqué que dès le passage de l’équipe de nettoyage, chacun·e s’active, balai en main, à nettoyer son bout de trottoir et de rue attenante.

Tout ceci pour vous dire que la gestion des déchets est avant tout question de volonté politique des institutions en place.

Et que l’association pauvreté et saleté n’est pas forcément une fatalité.

A ce propos, l’un de mes proches voyageant actuellement en Bolivie me disait que, extérieurement, ce pays ressemblait en tous points à la Thaïlande ou à l’Inde

Ce qu’ils ont de commun ?

Les sols, les rues, la nature sont hélas jonchés de déchets, les chaussées défoncées, les bâtiments insalubres, les câbles électriques enchevêtrés de partout…

Une curiosité à La Paz, capitale grande comme 5 fois Paris, c’est le nombre d’habitations qui ne sont pas terminées.

Une fois la maison construite, même des années après, la brique de construction est toujours apparente, non enduite, non peinte.

Ceci est en fait un stratagème pour… ne pas payer d’impôts !

Quant au climat, la nuit, la température descend à quelques degrés, 4 ou 5, et en journée elle atteint les 17°.

Mais vu l’altitude de la ville, 3640 mètres, la température ressentie approche des 40°.

Et oui, le soleil est moins loin dans la capitale la plus haute du monde.

C’est pour cette raison, dit-on là-bas, que dans une même journée, il y a quatre saisons.

Bien à vous,

Isabelle

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