J'étais en garde à vue avec ton mari - Crédit photo izart.fr
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« J’étais en garde à vue avec ton mari »

24/06/2019 Bonjour à toutes et à tous,

« – J’étais en garde à vue avec ton mari ! » 

Sa réponse était tellement inattendue que j’ai éclaté de rire en lui mettant une grande tape dans le dos !

Ben oui, imaginez que vous vous rendez ce soir-là à la Fête de la musique dans un village inconnu mais néanmoins célèbre pour son café culturel.

Et que chemin faisant vous croisez un groupe d’hommes dont un vous salue d’un aimable salut tu vas bien ?

Alors là… panique totale… oui vous le connaissez… mais… et là tombe la question bête… d’où on se connaît ???…

Mon mari, lequel ? aurais-je pu répondre comme ça m’arrive parfois, pour couper court à la curiosité !

Mais une fois le fou rire passé, il m’a resitué le contexte.

Oui, effectivement nous nous nous étions rencontrés via le réseau associatif.

Ce ne fut d’ailleurs pas la seule personne connue que je rencontrais par hasard ce soir-là.

Deux jeunes accueillis à l’épicerie solidaire du Secours Populaire s’étaient également joints à la fête.

Et c’était plutôt sympathique de se retrouver dans un cadre festif 😉

Tout le monde sait que les loisirs ont un prix et que souvent ils passent après bien d’autres priorités.

Mais dans ce village, la fête était gratuite, gérée par une association locale des plus efficaces.

Et il semblait que presque tout le village s’était rassemblé sous La Batteuse, un ancien bâtiment à la belle charpente métallique.

Rien ne manquait pour régaler la foule, des sandwichs à la chakchouka aux crêpes en passant par la bière locale !

Le seul problème aurait pu être l’absence de couverts pour qui ne mange pas de pain et préfère une assiette en carton…

Mais bien rodée par la pratique en Inde, mes trois doigts de la main droite ont fait office de merveilleux auxiliaires 🙂

Une fois mon repas avalé, je me dirigeais vers la poubelle pour y jeter mon assiette en carton.

Alors que je soulevais le couvercle du contenant tout habillé d’un joli papier jaune, un quinqua profita de mon geste pour y jeter un truc.

Je vis alors passer sous mes yeux les 3/4 d’un sandwich encore emballé…

J’ai ouvert puis refermé ma bouche, regardant toute ébahie le couple BCBG qui continuait à deviser allègrement.

Ce soir-là, faisaient la fête au même endroit deux mondes socialement très éloignés, mais du même genre humain.

Juste que le premier se repaît des poubelles que remplit le second…

Bien à vous,

Isabelle

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