Juste une mise au poing - Crédit photo izart.fr
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« Juste une mise au poing »

08/11/2017 Bonjour à toutes et à tous,

La deuxième chose bizarre, je l’ai constatée en retournant m’asseoir sur le banc.

Je me suis alors rendue compte que je tremblais de tout mon corps.

Et c’était devant le kiosque de la gare, que s’était produite une première chose bizarre.

Lorsqu’une curieuse association d’idées dans ma tête a muté en Juste une mise au poing le Juste une mise au [.]

C’était à la une de Libé, sur le présentoir…

Une dizaine de minutes plus tôt, j’étais encore en train de discuter paisiblement avec cette dame.

Elle me décrivait en outre sa Kabylie natale, dont la montagne, le Djurdjura, qu’il faut absolument découvrir.

Et de son retour de vacances qu’elle avait passées en Turquie, dans la famille d’amis, à la campagne.

Au milieu des animaux de la ferme qui lui rappelaient d’ailleurs son enfance.

Tout en parlant de choses et d’autres, dont les bienfaits du soleil en fin de journée, nous partagions ainsi des bribes de nos vies.

Nous découvrîmes même que nous étions du même âge.

Et que s’étant mariée tard pour sa part, elle n’avait pas eu d’enfant.

Mais il y avait ceux de son mari avec lesquels elle s’entendait certes bien.

Tandis que nous devisions tranquillement, attendant, elle son mari et moi mon car, il s’est ensuite passé un truc.

Tout à coup, nous avons vu se former un attroupement de jeunes devant la porte du Centre commercial.

Puis petit à petit, les autres s’étant écartés, nous avons nettement distingué deux d’entres eux se battre très violemment.

L’un des antagonistes était alors happé par ses longs cheveux avant de prendre des coups de genoux dans le visage.

Nous avons presque même craint un moment qu’il puisse s’agir d’une jeune fille 🙁

Mais nous étions de plus horrifiées et terrifiées par cette scène qui se passait sous nos yeux…

Sans l’intervention de qui que ce soit pour l’arrêter, en deux mots nous nous sommes concertées.

Et avons marché droit vers le groupe de jeunes gens.

« Mais arrêtez !… Arrêtez-vous !… m’écriais-je plusieurs fois à la hauteur des deux garçons qui se tapaient de plus bel.

Aux autres jeunes qui regardaient la rixe, la filmant même pour l’un d’eux, j’ai repris mon souffle pour leur intimer de les séparer.

« Vous ne pouvez pas les séparer ???…
Séparez-les !!!…
Que diraient vos mères si elles vous voyaient ???…
Mais écoutez, je vous en prie écoutez-moi…
Je suis une mère, j’ai des fils de vos âges…
Vous ne pouvez pas rester là à les regarder se taper dessus sans intervenir, c’est insupportable !!!… »

Il s’est alors passé quelque chose d’étonnant, tandis que je les exhortais avec force à intervenir.

Non que quelqu’un soit intervenu, hélas !

C’eût sans doute bien trop espérer que quiconque autour de nous ne se manifestât…

Mais toutes deux seules avec cette dame, nez à nez avec les jeunes, nous avons bien vu l’agresseur lâcher subitement sa victime.

« – Qui a appelé la police ?… Qui a appelé la police ???… nous a alors demandé le jeune homme au visage en sang…

Sans doute convaincu qu’il devait son salut à l’arrivée des forces de l’ordre.

« – Non, personne n’a appelé la police… » a répondu simplement la dame.

Elle a ensuite pris l’appel de son mari au téléphone.

Puis on s’est fait la bise en se souhaitant les meilleures choses…

Sans aucune peur d’agir, de plus sans me mettre en danger et en demandant de l’aide autour de moi, j’avais agi instinctivement.

Et ainsi appliqué les principes de Communication non violente transmises par Jon Palais, encore merci à lui.

C’était en effet l’une des excellentes formations proposées au Camp Climat 2017 de Maury.

Bien à vous,

Isabelle

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