« Marcher ou se promener ? »

 

06/05/2015 Bonjour à toutes et à tous,

Lissieu
Lissieu

Je me suis fait reprendre l’autre jour, en décrivant l’activité d’un de mes proches qui adorait, disais-je « se promener ».

Marcher a t-il de suite rétorqué…

Ah oui, il y a les marcheurs, les vrais, ceux qui comptabilisent les sommets et les dénivelés.

En général, ils commencent à crapahuter entre six et sept heures du mat, pour finir avant midi.

Ils ont un équipement adapté au terrain, un piolet souvent dans le sac.

Une autre catégorie est équipée de bâtons de marche, et là aussi, le rythme est soutenu, c’est très sportif, le matériel est soigneusement sélectionné et testé pour l’activité.

J’en distingue une autre encore, celle qui randonne à travers prés, bois et chemins de campagne et parfois de ville.

Alors là, point de tenue exigée, point de contrainte de dénivelé ou de sommets à atteindre.

Juste un regard qui chemine à travers paysage, patrimoine, botanique et géologie.

Ici on se rafraîchit au détour d’un lavoir, là on observe le lis martagon qui sort de son hibernation, ailleurs encore on admire la couleur de la pierre locale.

Marcher juste pour le plaisir de sentir une fleur ou d’affûter son regard, de fouler l’herbe, de poser ses pieds sur une bande de terre à peine retournée.

Voilà donc, selon qu’on marche ou qu’on randonne, même si tout cela se pratique à pied, des objectifs bien différents.

Marcher, un acte primitif qui semble pourtant si loin à nombre de nos congénères…

Homo automobilus a complètement détrôné homo erectus en quelques décennies.

Prendre sa voiture, un acte tellement naturel que certains ne conçoivent même pas de pouvoir se déplacer autrement !

Mais comment donc nos ancêtres ont-ils survécu à l’absence de voiture, d’autoroute reste l’éternelle question !

Marcher, un acte gratuit qui met le corps entier en action, quand conduire présente un impact lourd de conséquences financières et physiques…

Marcher ?

Vous rigolez, maintenant il faut courir…

Ils courent sur les routes, les trottoirs, les avenues, les stades, les parcs, les tapis aussi.

Mais dans les bois, dans les près, pas un chat, pas un groupe, pas une âme qui vive à croiser – c’est vraiment impressionnant – et quelque soit la saison.

Sauf pour quelques rares dont La Pie Verte par exemple, qui persiste à continuer son petit bonhomme de chemin toute l’année à travers le Mont d’or lyonnais.

Elle serpente parfois le long de la Saône, traverse des hameaux et aussi des ruisseaux, cueille du muguet et respire l’air de la « montagne », comme on disait autrefois.

Avec ou sans sac à dos, avec ou sans chaussures de rando, avec ou sans bâton, ses habitués sillonnent le paysage pour le plaisir de la découverte et aussi de faire quelques clichés 😉

Mais avec Sylvie, point de risque de s’égarer : le territoire, elle le connaît comme sa poche, elle-même native de cette région souvent à l’honneur dans la Petite chronique.

Et puis les jours rallongent et le soleil se pointe, vite, tout le monde dehors et à pied !

Bien à vous,

Isabelle

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