Tout ça me laisse de glace - Crédit photo izart.fr
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« Tout ça me laisse de glace »

11/05/2013 Bonjour à toutes et à tous,

Patience, patience, on y arrive, c’est l’affaire de quelques jours.

Et même si tout ça me laisse de glace, j’aime bien revisiter les saints de glace tous les ans 😉

Samedi 11 mai, Saint Mamert :

« Attention, le premier des Saints de glace, souvent tu en gardes la trace« .

Dimanche 12 mai, Saint Pancrace :

« Saint Pancrace, Gervais et Boniface apportent souvent la glace« .

Lundi 13 mai, Saint Servais :

« Avant Saint Servais point d’été, après Saint Servais plus de gelées« .

Mardi 14 mai, Saint Boniface : (Matthias maintenant) :

« Si Saint Matthias trouve la glace, il faut qu’il la casse, mais s’il n’en trouve pas, il faut bien qu’il en fasse ».

Ah oui, j’en connais un de Matthias – non, pas le Saint – pour casser la glace, il la casse^^

Mais attention ! « S’il pleut à la Saint Urbain, c’est 40 jours de pluie en chemin« , alors surveillez bien le 19 mai…

Surtout que « S’il pleut pour la Saint Médard (8 juin), il pleut 40 jours plus tard« !

Et alors là c’est parti pour plus de deux mois de flotte si les deux se cumulent 🙁

Il ne reste plus qu’à compter sur « Le bon Saint Barnabé peut encore tout raccommoder«  et on le fête le 11 juin, ouf, voilà l’été!

Maintenant, vous ne trouverez plus tous ces Saints sous la même appellation sur le calendrier.

En effet, ils ont été remplacés par d’autres faisant moins référence à des rites jugés trop païens, par les autorités religieuses de 1960.

Bref, les paysans qui connaissent bien la sagesse populaire attendent toujours que soient passés les Saints de glace avant de commencer à planter, semer, repiquer.

C’est le feu vert pour démarrer les activités dans le jardin et la culture en général.

A la Saint Mamert, débutaient aussi la fête des Rogations.

Mises en place par le Saint du même nom vers 470, elles se fêtaient lors de grandes processions pour protéger les cultures des paysans et implorer la protection du ciel.

Tandis que nous parlons de la pluie et du beau temps, justement, ma maman me parle au téléphone.

Elle se rappelle que le magnifique champ de la Condamine du haut, sur la route de Nancuise était semé d’œillette au printemps.

Il se couvrait alors en été d’une magnifique floraison rose.

Puis il fallait porter la minuscule graine au Moulin de Cuiseaux pour en extraire l’huile.

C’était le seul endroit, dans ce grand pré, partagé entre ma grand-mère et ses frères et soeurs, où poussait un arbre fruitier : le pommier.

Elle se souvient aussi de quelques fruits qu’elle mangeait en cachette, c’étaient des prunes rapinées chez la voisine.

Tombées dans le fossé, le long de ce qui n’était encore qu’un chemin.

Elle me dit encore :

« Des fois, je reprends des routes dans ma tête pour ne pas oublier ».

Et puis elle continue, me parlant de sa grand-mère, à présent.

Celle-ci les surveillait à la maison, enfants, alors que leur mère était aux champs.

Elle se souvient entre autre, qu’un jour elle pleurait dans un coin de mur.

Malmenée par un de ses frères qui lui avait sans doute tiré les cheveux…

Elle se fait alors injustement réprimander par sa grand-mère :

« – Si tu veux te battre, va te battre avec les boches… »

Il y a environ 80 ans.

Pas toujours rose.

Bien à vous,

Isabelle

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