Expo Milano 2015
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“Trop de choix tue le choix”

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09/10/2015 Bonjour à toutes et à tous,

Expo Milano 2015
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Nous avions convenu la veille, avec J. d’aller faire un tour à IKEA ce week-end, pour voir deux ou trois trucs.

Oh pas grand chose, genre pommeau de douche et bonnes affaires, au hasard, puis déjeuner sur place.

Des années que je n’ai pas remis les pieds dans ce magasin de la région lyonnaise, mais d’emblée je stresse en voyant la file d’attente du restaurant et l’étalage de plats…

Expliquez-moi, au passage, ce que foutent ici des nouveaux-nés d’au moins huit jours, entre l’annonce tonitruante de 50% de remise sur le second article et les toux intempestives des premières victimes de l’automne ?

A force de ne plus fréquenter les grandes surfaces, les hypers, j’ai fini par croire que c’était une mode d’un autre temps que d’aller traîner dans les centres commerciaux en famille ET le week-end.

Ben non, la pratique s’est simplement démocratisée.

Une nouvelle population de femmes aux foulards bigarrés et d’amateurs de crocodiles paraît visiblement très excitée de courir à son tour au travers d’un labyrinthe de tables et de chaises suédoises.

Bon, j’ai pioché quelques idées au passage, pour customiser mes caisses de pommes, entre autre, je vous raconterai ça plus tard.

Mais zéro achat, zéro tracas plus tard, j’ai vite saturé devant l’étalage d’articles en tout genre que je n’avais pas envie de détailler, trop de choix tue le choix !

Quant au pommeau de douche économique, je crois que j’ai trouvé un truc, et ça va me coûter au maximum 0,05 €.

Adapter une rondelle au diamètre intérieur très réduit entre le flexible et la douchette, ça devrait faire l’affaire, qu’en pensez-vous ?

Allez, suis preneuse et partageuse de toute bonne idée à ce sujet, c’est assez urgent merci.

Ah ben oui, parce qu’une semaine auparavant, à mon retour de l’Exposition Universelle de Milan, vers 23:00 et des brouettes à la maison, plus quelques centaines de kilomètres dans les pattes, j’ai super apprécié l’eau froide pour me délasser.

Là, ça m’a confortée dans l’idée que le débit de la douchette nouvellement acquise devait être réduit 🙂

Toute à mes pensées, donc, alors que le Tram me ramenait tranquillement d’IKEA en cette fin d’après-midi, un vrombissement monstrueux doublé de beuglements hystériques m’a fait craindre le pire en centre ville.

Premier indice facile à localiser : manifestation de motards en colère dans la Presqu’île de Lyon pour protester contre les mesures anti-pollution annoncées par le gouvernement.

Les motos, ça ne doit pas polluer plus que les voitures, c’est sûr, mais d’ici à ne pas polluer…

Je suis donc passée sous le Pont de l’Université pour ne pas attendre une heure avant de le traverser, au risque que mes tympans soient perforés.

Mais alors que je regagnais la Place Bellecour pour prendre le Métro, j’ai compris que les beuglements entendus en amont émanaient d’un agitateur qui, sur un immense podium, faisait la promotion de l’édition 2016 du PP.

Du Petit Paumé pour les connaisseurs, la référence des djeuns ou moins jeunes lyonnais pour découvrir la ville sous différents aspects.

J’avais fait IKEA blindé, le Tram blindé, la manif blindée, le PP blindé, je me suis payée aussi le métro blindé pour renter, bonne pioche, en fin d’ap.

Au volant de ma voiture, récupérée sur le parking du Métro, je n’avais plus qu’une idée en tête après cette journée de dingue, à laquelle je ne suis pas habituée.

JE VEUX ME FAIRE UN CHOCOLAT CHAUD !

Arrivée à la maison, après avoir posé mes pompes et les jambes étendues sur la chaise d’en face, j’ai ouvert le PP, en attendant que ma savoureuse boisson refroidisse.

Et là, j’ai été attirée par la préface, chose que je lis rarement au demeurant, et jamais dans le PP.

Je déteste avoir le choix.

Quand, au restaurant, on m’apporte une carte longue comme un jour sans pain, je regrette de ne pas être dans l’un de ces établissements qui vous servent, comme à un invité, un excellent menu imposé…

Et quand, en quête d’une voie d’attaque contre un problème tenace, je suis pris de vertige face à l’étendue des possibles, je cherche désespérément un indice ou une contrainte pour en restreindre le choix.

Dans la vie aussi, j’ai longtemps évité les choix, me contentant de suivre le sens du vent et de laisser l’environnement, les événements, le hasard, guider ma marche. D’ailleurs, combien de fois ai-je eu ce sentiment que je devais me consacrer à tel ou tel projet parce que, simplement, je n’avais PAS LE CHOIX (…)

Pertinent ce texte, qui, écrit par Cédric Villani m’a soudain fait oublier toutes les affres de la journée.

Je vous laisse en découvrir la suite.

Bien à vous,

Isabelle

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