L'impardonnable Polanski - Crédit photo izart.fr
L'impardonnable Polanski - Crédit photo izart.fr

« L’impardonnable Polanski »

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19/11/2019 Bonjour à toutes et à tous,

Heureusement, je n’ai eu à lire que des extraits du bouquin de Polanski, cités ci-dessous.

À gerber quand il insinue avoir lu une demande dans les yeux d’une gamine de 13 ans…

Et quand bien même !

Est-ce seulement l’apanage d’une intelligence supérieure qui offre le discernement nécessaire à estimer que ses actes peuvent nuire à une enfant ?

Ce serait alors comme si toutes les maîtresses d’écoles se mettaient à répondre favorablement aux déclarations enflammées de leurs écoliers !

Vous en connaissez beaucoup qui sont passées à l’acte parce qu’elles ont cru lire dans les yeux des petits garçons bla bla bla…

Voilà en effet la même situation transposée au masculin 🙁

Mais combien de temps encore l’impardonnable Polanski va-t-il faire croire qu’il est victime ?

Exceptionnellement, je me permets de reprendre le texte intégral des FEMEN dans cette Petite chronique.

Elles expriment en outre fondamentalement ma pensée et mon dégoût.

Bien à vous,

Isabelle

« PAS D’HONNEURS POUR LES VIOLEURS !!

Roman Polanski, cinéaste adulé et multiprimé par les français, nous fait l’honneur de sortir un film intitulé “J’accuse” et traitant de l’affaire Dreyfus.

Poursuivi par la justice américaine depuis 1977 pour le viol d’une adolescente de 13 ans, toujours classé fugitif par Interpol, le réalisateur jouit d’une impunité indécente, qui perdure malgré l’émergence du mouvement #MeToo.

Roman Polanski a plaidé coupable pour “rapports sexuels illégaux avec une mineure”.

Il ne peut circuler librement qu’en France, en Suisse, et en Pologne.

L’Académie des Oscars (USA) l’exclue en 2018, alors que l’Académie des César (France) lui propose la présidence de la cérémonie en 2017, le récompense en 2014, 2012, 2011, 1980..

Les arguments énoncés pour le défendre sont invariablement les mêmes : “la gamine a tout inventé”, “c’était une allumeuse”, “il est vieux, laissez-le tranquille”, “c’est quand même un grand cinéaste”.

Afin d’être objectives et de laisser une chance au cinéaste de s’expliquer, nous avons lu le long (très long passage) de son autobiographie où il traite de cette période de sa vie(Roman par Polanski, Editions Robert Laffont, 1984).

Et nous ne sommes pas convaincues par ses arguments.

Polanski déplore le tourbillon judiciaire et médiatique qui s’est emparé de lui :

“Moi qui avais si souvent eu la prémonition d’une catastrophe, il ne m’était pourtant jamais venu à l’esprit que je pourrais un jour finir en prison, ma vie et ma carrière brisée, pour avoir fait l’amour.”

Nous sommes surprises par la redondance de l’expression “faire l’amour”, pour décrire une relation sexuelle entre un homme de 44 ans et une adolescente de 13 ans.

Nous sommes également surprises de lire des passages tels que

“Elle avait de jolis seins.

{…} Je me disais que ses postures un peu provocantes et son regard un peu vague traduisaient l’idée qu’elle se faisait des techniques utilisées par les modèles pour augmenter leur sex-appeal.

{…} Je lui demandai à quel âge elle avait eu ses premières relations sexuelles. A huit ans. Cela me désarçonna un peu.

Je lui jetai un regard de côté pour voir si elle parlait sérieusement : elle en donnait toutes les apparences.

{…} Elle s’exprimait avec le plus grand naturel. Cela n’avait manifestement guère d’importance à ses yeux.

{…} L’expérience de Sandra, son absence d’inhibitions ne faisaient aucun doute. Elle s’étendit, offerte, et je la pénétrai”.

Nous entendons bien ses arguments mais avons de la difficulté à les intégrer.

N’est-il pas du devoir d’un homme, de 43 ans, qui apprend qu’une jeune fille a eu son premier rapport sexuel alors qu’elle n’était qu’une fillette, de la protéger ?

n’est-il pas de son devoir de ne surtout pas la toucher, de ne pas s’ajouter à la liste de ceux qui l’ont déjà abîmée ?

et n’est-il pas choquant d’oser aujourd’hui réaliser un film dont le titre, même si ce n’est pas revendiqué, le compare en filigrane au capitaine Dreyfus ?

Pour rappel, Alfred Dreyfus est accusé de haute trahison en 1894 pour avoir soi-disant fourni des documents secrets à l’Empire allemand.

Au terme de 12 années de bataille, il est prouvé qu’il n’a jamais commis les faits qui lui sont reprochés.

L’erreur judiciaire est en fait un complot antisémite, il est innocenté.

FEMEN s’oppose à ce rapprochement implicite des deux affaires.

Roman Polanski a plaidé coupable et a reconnu les faits.

Alfred Dreyfus a toujours clamé son innocence et n’était coupable de rien.

Depuis 1977, plusieurs femmes ont déclaré avoir été victimes du cinéastes.

Toutes étaient mineures, ou tout juste majeures au moment des faits.

Il nous semble que le terme adéquat n’est pas “faire l’amour” mais “pédocriminalité”.

FEMEN accuse le cinéma français, ses producteurs, ses techniciens, ses comédiens,de complicité, à l’heure même où ils défendent l’actrice Adèle Haenel qui a eu le courage de dénoncer son agresseur sexuel (le réalisateur Christophe Ruggia).

PAS D’HONNEURS POUR LES VIOLEURS !!« 


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