« Champêtre ou boisé »

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13/05/2024 Bonjour à toutes et à tous,

Champêtre ou boisé - Crédit photo izart.fr
Champêtre ou boisé – Crédit photo izart.fr

Pour des raisons que je ne peux pas encore dévoiler, il me fallait un pseudo, alors, champêtre ou boisé, me suis-je demandée ?

Finalement, j’ai opté pour une troisième option qui m’a tout autant fait rire.

Des fois, on ne sait pas ce que la vie nous réserve, et c’est une bonne partie de rigolade qui nous attend.

Entre nous, on va pas s’en plaindre, vu l’ambiance plombée qui continue de régner ici.

Alors sortira, sortira pas, un jour et surtout en entier, cette fameuse route de toutes les discordes et de surtout toutes les barbaries, jusqu’à présent ?

Je suis repassée à des endroits que je n’avais pas foulés depuis au moins un an, et bien je vous jure qu’ils sont méconnaissables, pire, défigurés.

Je n’arrivais même plus à resituer où poussaient les arbres que je connaissais et affectionnais particulièrement.

Ben en fait il n’y avait même plus d’arbres, car une seule et large saignée de terre rouge occupait l’espace que jadis peuplait la forêt.

Comment peut-on en arriver là, me demandais-je encore ?

Comment peut-on agir ainsi, sans conscience du mal causé à la Nature et à toutes espèces qui la peuplent avec normalement les mêmes droits que l’humain, peut-être même prioritairement ?

Ben oui, c’est con, mais quand je les vois perchés sur la seule branche du seul arbre qui reste dans le décor, j’ai toujours de la peine pour les oiseaux qui constatent le désastre.

Hier, c’était une maman mangouste avec son bébé, au beau milieu de la route, qui cherchait à traverser, paniquée par les incessants va et vient d’énormes camions, et ça m’a déchiré le cœur.

Je me suis même arrêtée à la vue de cette pitoyable scène, pour que les autos et les motos ralentissent, le temps de laisser la mère retrouver ses repaires et disparaître avec le petit.

Sur des endroits dégagés au bulldozer et mis à blanc, j’ai une petite parole d’encouragement pour quelque plante médicinale qui est sortie du chaos.

Pareil pour certains arbres, qui, malgré la coupe sauvage dont ils ont fait les frais, ressurgissent d’un moignon de tronc laissé pour mort.

Heureusement, je me dis, qu’on n’arrête pas la Nature.

A la moindre occasion, même d’un minuscule trou ici ou là, elle réapparaît sans jamais faillir, prenons-en de la graine !

Bien à vous,

Isabelle