« Chasse au trésor vers le Cap Taillat »

13/07/2013 Bonjour à toutes et à tous,

Une visite
Une visite

Difficile d’imaginer C. et V. vivre autrement qu’en dehors des sentiers battus.

Sauf que là ; engagés avec J. sur une piste noyée dans un nuage de terre minée de crevasses et de bosses ; plus nous descendons plus notre curiosité s’aiguise dans ce décor complètement surréaliste

Qu’y a t-il au bout du chemin ?

Ça a commencé par une petite route goudronnée qui continue en chemin de terre.

Puis en piste.

Enfin une piste dans la Presqu’île de Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur, au coeur d’une zone protégée de 1272 hectares menant à une  plage déserte ça ne s’invente pas…

Je crois bien qu’on ne peut même pas imaginer sans l’avoir parcourue.

L’itinéraire continue comme cela :

« Continuer ce chemin pendant 3km500, qui se transforme en chemin de terre, ne jamais prendre de chemins à gauche ou à droite…La route redescend vers une poterne peinte en rose indiquant l’entrée du Domaine (pas de nom)…Puis à gauche un transformateur électrique, sorte de tour mauresque… »

On a du tellement se prendre au jeu, avec J., entre ciel et terre et terre et mer, qu’il nous parait impossible d’être enfin arrivés.

La petite voiture, à la couleur gourmande, est effectivement garée sous la grange, comme indiqué sur l’itinéraire…

Je reste cependant convaincue qu’on ne peut survivre ici sans un puissant 4×4 🙁

Oui je sais, je ne les aime pas trop mais quand même…il y a des endroits où ça paraît vital

Mais je vais comprendre qu’ici la vie prend un autre sens.

Comme la petite maison noyée dans une végétation démesurée.

Peu d’eau mais des plantes à profusion.

L’eau du puits. 

Les plantes méditerranéennes, charnues ou piquantes, ponctuées des boules bleues de l’agapanthe, les cascades de succulentes, tout s’équilibre à merveille dans l’abondance et la parcimonie à la fois.

Je savoure de tous sens, soudain happée par cet univers puissant, alors que V. et C. viennent à notre rencontre…

Et puis le rêve se poursuit alors que j’entre, à la suite de C. dans ce minuscule palais des Mille et une nuits.

Une note exquise, d’une étrange suavité, me rappelle alors l’époque où l’art oriental inspire tant de créateurs et d’artistes.

Est-ce ce sari rose et vert minutieusement brodé, ramené d’Inde ?

Les testeurs chargés des parfums de Paul Poiretrecomposés à l’identique de leur créateur et précieusement conservés dans un  livre consacré à l’oeuvre du couturier-parfumeur ?

Est-ce l’évocation des grenouilles vertes qui logent dans les queues des poêlons rouges de la cuisine, la nuit venue  ?

Saint Tropez qui vient à ma rencontre au son des tromblons dans l’église de Notre Dame de l’Assomption ?

Est-ce l’ail frotté sur le pain grillé ou l’huile d’olive nappant les tomates ?

Est-ce cette coupe de fruits, figues, pêchesabricots mêlés, qui libèrent leurs arômes sucrés à la tombée de la nuit ?

J’avoue que je ne sais plus tant la magie plane sur ce plan arrêté.

Voluptueuse impression qui n’en finit pas de me remplir des couleurs, saveurs et odeurs d’été.

Alors que, silencieusement, s’est juchée derrière moi sur le mât du parasol, à hauteur de tête, une petite rainette curieuse !

Elle viendra, avec quelques amies, passer la nuit sur les feuilles arrondies du léger bouquet de table…

Adieux encore émerveillés sous la voie lactée, milles étoiles brillent au ciel du Cap Taillat.

Un seul regret : nous n’étions pas au rendez-vous des renardeaux sur le chemin du retour…

Bien à vous,

Isabelle

 

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