Géranium des Alpes
Géranium des Alpes

« Fan de carottes sauvages »

29/06/2013 Bonjour à toutes et à tous,

Renoncule blanche
Renoncule blanche

Je suis fan de carottes.

Sauvages.

Fan de carottes sauvages.

C’est pour cela qu’on me retrouve souvent auprès de Marie-Claire Buffière parce qu’elle exerce le plus vieux métier du monde…

Elle est cueilleuse-ramasseuse professionnelle à Chamelet.

Ben oui, nos ancêtres les cueilleuses-ramasseuses, ça campe nos racines quand même 🙂

Donc ce vendredi nous avions rendez-vous en Savoie, pour  une grande journée à la découverte des plantes de montagne.

A 7:00 et quelques 11 degrés au thermomètre, c’est parti pour le Massif des Bauges en Savoie, en compagnie de C. et I. covoiturage de mise bien sûr.

Deux heures plus tard, nous posons nos sacs à dos dans la seule boulangerie-pâtisserie-café-salon de thé ouverte de La Féclaz, au lieu-dit Les Déserts

Les Déserts - 73
Les Déserts – 73

Petite pause en compagnie des habitués à poils durs et cheveux en bataille qui prennent le café en commentant les nouvelles locales 🙂

Le temps de retrouver Marie-Claire, nous montons jusqu’au parking du Sire, point de ralliement des participants  pour le départ de la ballade après les présentations de mise et les quelques rappels de consignes en montagne.

Un panneau nous le rappelle d’ailleurs :

Dans les falaises proches de ce site nichent des aigles royaux et des faucons pélerins, oiseaux rares et protégés (…)

Vol en feston : Le rapace montre des signes de nervosité…

Attaque en piqué : Éloignez-vous rapidement !

Mais bon ce ne sont que des consignes pour les amateurs de vols en parapente !

Géranium des Alpes
Géranium des Alpes

Le problème c’est que lorsqu’on démarre la ballade, on n’arrive pas à décoller sans avoir déjà identifié tout ce qu’il y a autour…Plantain (s), Pissenlit, pardon Taraxacum, Carottes sauvages, Trèfle (s), Gaillet, mais aussi Sorbier, Alisier, Epicéa, dès qu’on a fait deux pas…

C’est à ce moment-là que B. a commencé à nous parler des espèces végétales et animales endémiques.

« Endémiques, vous dîtes ? En tous cas, très belle observation de la flore en station vous dis-je 😉 »

Et quand il a cité le troupeau de vaches derrière nous, B. a bien précisé qu’il ne s’agissait pas du groupe de randonneuses à l’arrière du groupe pour illustrer ses propos.

Effectivement, des ruminantes en contre-bas paissaient paisiblement au son des cloches.

Raiponce
Raiponce

Et puis, trêve de plaisanteries,  nous avons continué à identifier d’autres plantes typiques des montagnes ou des Alpes : Trolle jaune d’or éclatant, Géranium des Alpes mauve, Renoncule blanche à feuille d’aconit, et puis aussi la Raiponce d’un si beau bleu, au milieu des prés.

C’est au milieu de toutes ces plantes que nous avons découvert Arnica Montana, qui commençait à fleurir en bordure de prairie.

Moment solennel, puisque cette plante aux extraordinaires vertus ne pousse qu’à partir de 700 mètres d’altitude et que les tentatives d’acclimatation pour développer sa culture en plaine restent vaines à ce jour.

Après s’être assurés qu’aucune interdiction administrative n’était notifiée, et  suivant le protocole de cueillette rappelé par Marie-Claire, c’est à dire :

– récolter environ une dizaine de fleurs
– sur un espace d’un m² laisser 1/3 des fleurs
– ne cueillir que les plantes fleuries
– ne pas arracher la plante

Nous pourrons préparer notre petit pot d’huile de massage à l’arnica, de la même façon que celles présentée la semaine dernière.

  • Arnica Montana
    Arnica Montana

Après une grimpette sur le Syre à 1413 m, ponctuée de haltes au gré des stations de Salsifis sauvages, Vératre blanc toxique à ne pas confondre avec la Gentiane jaune, Alchémille et Vulnéraire, nous partageons un petit casse-croûte alors que le soleil se décide enfin à pointer.

Descente à travers les alpages et les bois où nous trouvons aussi l’Aspérule odorante, le Lys martagon encore tout en bouton, l’Adénostyle des Alpes avec sa hampe fleurie mauve, la Valériane dans un dégradé de blanc jusqu’au rose pâle, et tant d’autres !

En passant nous faisons une cueillette de Chénopode Bon Henri et de Menthe, tout en repérant les myrtilles et les framboises à venir un peu plus tard, dommage…

Muguet
Muguet

La surprise nous attend avec du Muguet en fleur alors que nous sommes à deux jours du mois de juillet, la nature a vraiment pris du retard cette année !

C’est des belles choses plein les mirettes, une fois de plus,  que nous nous retrouvons au point de départ.

Petite tisane autour d’un morceau de gâteau -merci C.- des notes plein les carnets et des photos plein les boîtes, des odeurs plein la tête aussi, il nous reste à reprendre la route, tout en remerciant chacun du bon moment partagé.

Place à l’inventaire et à l’exploitation des archives, long travail qui se fait en aval, au calme devant l’ordinateur !

Bien à vous,
Isabelle

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