Jamais sans mon étendoir - Crédit photo izart.fr
Jamais sans mon étendoir - Crédit photo izart.fr

« Jamais sans mon étendoir »

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23/11/2021 Bonjour à toutes et à tous,

Jamais sans mon étendoir, enfin mon étendage, alias mon séchoir à linge.

Bref vous aurez compris que je suis passée à l’action, après bien des déboires liés aux nouvelles directives de la résidence.

En vrac et sans nuance, d’abord j’ai horreur que le linge traîne sur l’étendage de jour et de nuit alors qu’apparemment ça ne pose aucun souci à d’autres locataires.

C’est pour ça que je faisais tourner les lessives dès mon réveil pour les étendre aussitôt finies, vers 8:00 du matin.

Elles avaient le temps de sécher presque entièrement lorsque je rentrais du travail, voire quelques heures après.

Je ramassais, pliais et rangeais le tout dans la foulée.

A présent, il me faut compter sur la disponibilité des employées de la résidence, et bien souvent, à 11:00 les machines n’ont pas encore démarré.

Nous sommes en saison haute et toutes les réservations sont bouclées, donc le ménage bat son plein.

Ensuite, il me faut passer faire un tour à l’étendage et pendre les tuniques à la place des pantalons accrochés aux cintres…

Et puis dédoubler les torchons qui se superposent aux serviettes et aux mouchoirs, à l’indienne.

Quant au maniement des pinces à linges il est en cours d’acquisition dans le groupe des ammas.

Oui parcequ’en plus, le linge étendu au soleil ça sèche deux fois plus vite.

Autant de raisons que la mousson renforce, sans compter que les deux nouvelles machines promises ne sont jamais arrivées.

Pas plus que le linge ne m’a été remis ne serait-ce qu’une seule fois sec et plié comme annoncé.

Donc l’autre jour, j’en ai eu bien marre et décrété que le jour-même j’irai acheter un étendoir.

Plus facile à dire qu’à faire, avec un scooter, même électrique, comme moyen de locomotion pour me rendre à la ville.

Oui, comme passagère, bien évidemment, j’allais pas porter un étendoir dans mes p’tits bras tout en manœuvrant un scoot !

J’ai trouvé la bête, tout métal, plastique non merci, conforme à mes souhaits, simple, fonctionnelle et… aussi chère qu’en France.

Bon, normalement je devrais en avoir pour au moins une décennie de bons et loyaux services, vu que je n’abîme ni ne perd rien.

Sauf ma chaussure dans l’eau, c’est ça, vous suivez bien.

Je ne vous raconte pas ma surprise de passagère, au premier coup d’accélérateur, l’étendoir posé sur les genoux…

Effet voile de bateau gonflée par le vent, garanti, j’ai bien failli être éjectée du siège.

Voilà, à peine ramené et installé la bête sur ma terrasse, en plein soleil, que mon linge déjà me remerciait.

Y’a qu’en voulant déplacer l’objet que j’ai failli le maudire.

Ou tomber dans les pommes…

Ou faire les deux.

L’ayant saisi des deux mains par l’articulation centrale, celle-ci s’est subitement rabattue sur mes doigts.

Je n’avais nul endroit où poser l’étendoir pour enlever mes doigts broyés par son emprise, ni aucune aide autour, c’est toujours comme ça.

Là, me fallait trouver une solution TRÈS rapidement ou on allait bientôt me ramasser inanimée sous l’étendoir.

Je vécus encore quelques secondes (minutes ?) d’horreur avant d’enfin pouvoir neutraliser les mâchoires de l’appareil à l’aide de… mes pieds !

Les doigts violacés et hyper douloureux, je m’allongeais un moment sur le lit, pour retrouver mes esprits.

Le soir, ils étaient encore tout gonflés et très douloureux, mais la lessive était été étendue au soleil.

Et elle sentait bon, comble du luxe….

Bien à vous,

Isabelle

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