Petite chronique « Bogolan un art africain traditionnel…

« Bogolan, un art africain traditionnel »

02/10/2013 Bonjour à toutes et à tous,

Bogolan un art africain traditionnel - Crédit photo izart.fr

Bogolan un art africain traditionnel – Crédit photo izart.fr

La troisième édition d’Africazergues, riche en conférences et films, livres, expositions, proposait aussi de rencontrer l’art traditionnel de l’Afrique de l’Ouest sous forme de stages qui ont aussi fait l’occasion d’une autre Petite chronique.

Madi  COMPAORE, de Ouagadougou au Burkina Faso, installé sous une grande tente où il vend également son travail d’artiste, anime ceux de batik et de bogolan.

L’étoffe qui sert de base à la réalisation de l’ouvrage, est composée de bandelettes de coton produit et tissé localement, de 10 cm environ, cousues à point très serré les unes aux autres.

Une première teinture végétale obtenue avec du jus de Siga, donne un ton jaune, uniforme, de base.

Après une esquisse au crayon du motif à réaliser, l’emploi d’argile fermentée du lac, va permettre de tracer des traits, qui,une fois exposés au soleil vont colorer l’étoffe en noir.

Argile

Argile

D’autres motifs pourront être peints en brun-rouge grâce à une préparation de tiges de mil sauvage fermentée, à laquelle sera ajoutée de la potasse.

Tiges de mil sauvage

Tiges de mil sauvage

L’application de l’argile semi-liquide se fait en deux temps, minutieusement, à la façon d’un cloisonnage, et ensuite, on observe une période de séchage.

Puis on passe ensuite à la préparation de mil pour décorer d’autres zones sur le tissu, toujours en plusieurs passages pour que l’étoffe boive bien la couleur.

La dernière étape consiste à placer le tout au soleil, pour l’ultime séchage.

Le rinçage à l’eau claire va détacher la boue et révéler les couleurs, instant magique de la transformation !

Madi, en bon pédagogue, conseille, oriente, questionne et commente avec beaucoup d’intérêt les balbutiement des artistes en herbe.

Mais le temps n’est pas propice à un séchage express, je vais donc attendre le lendemain pour découvrir le résultat, une fois l’étoffe exposée au soleil.

Effectivement, le travail a évolué avec la chaleur et séché, les applications d’argile prenant alors une couleur blanc cassé.

Découvrir le résultat après rinçage, permet bien de distinguer les nuances de couleurs, et d’apprécier le résultat final.

Mil fermenté

Mil fermenté

Comme pour le travail du bronze, ces stages permettent d’apprécier la qualité du travail réalisé par ces artistes burkinabé, qui peuvent passer plusieurs jours à produire une seule pièce.

Bien à vous,

Isabelle

 

Madi COMPAORE  Batik et Bogolan

Ouagadougou – Burkina Faso

[email protected] / +226 78 813 735  

 

Isabelle alias Mam's
https://izart.fr
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