Cordiali saluti - Crédit photo izart.fr
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« Cordiali saluti »

12/12/2012 Bonjour à toutes et à tous,

C’est en ces termes « Cordiali saluti » que le Vireur finissait ses lettres de licenciement.

 Après avoir remercié le salarié pour ses bons et loyaux services au sein de l’entreprise…

Sur la scène de l’Atrium, Gianmaria Testa chante aussi Lele, la triste histoire de cette femme qui décide de mourir.

Parce qu’il lui est trop dur d’avoir quitté le sud pour aller rejoindre un homme du nord de l’Italie.

A une époque où, nous dit-il, la différence de dialecte était telle que l’on aurait pu imaginer une personne parlant anglais essayer de communiquer avec une autre parlant arabe !

Oui, tout le répertoire se révèle d’ailleurs assez sombre, puisqu’on y parle souvent de licenciement, de déracinement, de migrant.

Mais ces chansons, accompagnées à merveilles par les guitares et la contrebasse, trouvent leur dimension dans une expression authentique.

Tout est chanté sans fard, sans douceur et pourtant toujours avec empathie.

L’émotion est au détour du chemin, l’enfance jamais très loin et les amours…

Tout un poème quand cela devient contrainte.

Et que l’envie de fuir se fait si forte devant la porte de la maison.

Autant de choses à raconter sur la vie, ses égarements, ses difficultés.

Mais aussi ses émerveillements, en des mots aux contours colorés comme peut-être seule le chante la langue italienne.

La voix de l’homme est sûre, sensible, il se montre discret dans un premier temps.

Puis il entre doucement dans la confidence et glisse vers l’humour, voire le sarcasme.

Quant à la fin de son récital il évoque un certain Sylvio et entame la version italienne du Gorille de Georges Brassens, tout est dit…

Bien à vous,

Isabelle

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