Il y a dix ans déjà - Crédit photo izart.fr
Il y a dix ans déjà - Crédit photo izart.fr

“Il y a dix ans déjà”

11/07/2021 Bonjour à toutes et à tous,

Il y a dix ans déjà, je quittais sciemment et définitivement le monde du travail.

Travail rétribué, on va dire.

Parce que celles et ceux qui me connaissent savent bien, qu’en fait, je n’ai jamais arrêté de travailler.

Mais à d’autres causes, on va dire, et bénévolement.

Alors, du fin fond de l’Inde, je partage avec vous cet anniversaire.

Un beau jour de Juillet 2011, c’en était fini pour moi des terribles réveils à 4:30, étés comme hivers.

Sans doute le plus bel acquis de cette nouvelle vie d’après… dormir jusqu’à plus sommeil !

Et surtout, j’allais enfin pouvoir vivre !

Ok, avec un salaire divisé par deux, mais j’avais accepté le challenge sans aucune hésitation.

On verrait bien après, et en l’occurrence il me fallut reparamétrer tous les postes dépenses de la maison, nourriture, énergie, loisirs…

Mais qu’importe, j’avais tenu mon pari avec moi-même de consacrer ces dix années à assurer le bien-être des miens.

Et de plus j’y étais arrivée, malgré les cris perçants des corbeaux alentours qui vouaient alors mon choix à l’échec.

Rebelote avec d’autres cette fois, qui, dix ans après, avec les mêmes criailleries avaient déjà condamné mon nouveau projet de vie !

Ben vous voulez que je vous dise, je suis heureuse, parfaitement heureuse de tout ce qu’il m’est arrivé, de prévu comme d’imprévu.

Quand même, se retrouver en Inde pour un nouveau départ, dix ans après, c’est peu banal non ?

Y’a pas que le boulot dans la vie, nom d’une pipe…

Quand je pense qu’il me resterait encore des années à gratter avant la retraite, tout ce que j’aurais un pu rater !

Et ben je peux vous dire que j’en baratte des choses en ce moment.

Normal quand on a fait le choix de vivre à Auroville.

Ah, mes terrasses en famille au jardin, les virées avec les copines, nos chaudes soirées d’été au rythme de la salsa !

Et mes Diams de Dim Up, mes aériennes jupes en tulle noir et blouson de cuir coordonné, ma coupe plongeante et colorée…

Dieu que le temps passe !

Ai-je vraiment vécu tout cela ?

Ou… peut-on avoir plusieurs vies dans la même ?

Ici personne ne connaît mon histoire, personne pour s’en porter témoin.

On recommence à zéro, on fait place neuve, et on baratte les souvenirs les uns après les autres, couches après couches.

Oui, ça fait mal, ça fait très mal au corps qui l’exprime dans ces moments-là par une immense faiblesse.

Au point de me mettre au lit de vingt heures jusqu’à six heures le lendemain comme dernièrement.

Et de me réveiller tout aussi fracassée, au point d’entrecouper ma journée de nombreuses et courtes siestes entre deux efforts surhumains.

Peut-être qu’un jour je n’en aurai plus aucun, de souvenirs ?

Je vous dirais ça dans dix ans !

En attendant, je vais bientôt égaler, en début d’automne, ma durée de séjour en Occitanie, incroyable !

Arrivée en Septembre 2017, départ pour l’Inde en Octobre 2019, je ne suis ensuite jamais retournée au pays cathare

Oh que oui, les parfums de la garrigue, le marin, la tramontane, les fleurs de la montagne et les citadelles du vertige me hantent bien encore, elles aussi…

Dire que j’y aurai passé moins d’un an, entre mes allers-retours indiens, et pourtant que de belles expériences !

Finalement, je remercie la vie qui m’a offert tant d’opportunités.

J’ai croqué à pleine dents, et toutes les fois il m’en a été resservi, jamais tarie la source de la vie .

Hier, comme par hasard, j’ai visionné un incroyable film qui date de 1960, le premier film vérité du cinéma.

Il est français, sous-titré anglais dans cette version italienne, la seule disponible en visionnage libre sur YT, mais je l’ai trouvée.

Félicitations Monsieur Edgar Morin pour votre centième anniversaire… qui recoupe le mien d’une autre façon !

Bien à vous,

Isabelle

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