J'ai juste pas envie d'être magnifique - Crédit photo izart.fr
J'ai juste pas envie d'être magnifique - Crédit photo izart.fr

« J’ai juste pas envie d’être magnifique »

27/05/2017 Bonjour à toutes et à tous,

J'ai juste pas envie d'être magnifique - Crédit photo izart.fr
J’ai juste pas envie d’être magnifique – Crédit photo izart.fr

Une tasse de Yogi Tea en fin de journée, quand j’y pense, c’est agréable 🙂

Avec la petite phrase rituelle à méditer au verso de l’étiquette.

« La compassion vous rendra magnifique »

Tsss… j’ai juste pas envie d’être magnifique 🙁

Va pour la compassion, qui, comme par hasard, est au coeur de mes pérégrinations internes…

Oui, dur d’être à l’écoute de ce l’autre exprime, surtout quand c’est de la colère, du mépris ou… de la haine.

Difficile d’écouter sans argumenter, ce qui sans doute, ne ferait qu’alimenter le flot de propos violents, agressifs ou menaçants.

Sortir de ses jugements, de ses peurs, de ses retranchements, pour essayer d’entendre et accueillir avec bienveillance l’expression de l’autre, sans donner dans la démonstration, le conseil ou l’analyse de ses paroles.

Etre dans la communication profonde, d’âme à âme, sortir du mot pour mot de surface.

Mot pour mot, ça sonne étrangement d’ailleurs, tiens, comme oeil pour oeil ou dent pour dent…

Bienveillance, c’est aussi l’un des quatre incommensurables du bouddhisme, avec compassion, altruisme et détachement.

Maitrī (sanskrit) ou Mettā (pāli), la bienveillance, « souhait que tous les êtres trouvent le bonheur et les causes du bonheur » ;
Karuṇā (sa. et pa.), la compassion, « souhait que les êtres soient libérés de la souffrance et des causes de la souffrance » ;
Muditā (sa. et pa.), la joie sympathisante ou l’altruiste, « souhait que les êtres trouvent la joie exempte de souffrance » ;
Upekṣā (sa.) ou Upekkhā (pa.), l’équanimité ou le détachement, « souhait que les êtres demeurent égaux et en paix quels que soient les événements, bons ou mauvais, qu’ils soient libres de partialité, d’attachement et d’aversion ».
On retrouve également ces « quatre demeures de Brahma » dans la pensée hindoue.
Ces pratiques méditatives de l’amour, de la compassion, de la joie sacrée et de l’équanimité sont communes à l’hindouisme, au jaïnisme et au bouddhisme, mais dans la « Voie du Bouddha », ces quatre pratiques prennent une dimension particulière à la charnière de l’éthique et de l’absorption méditative : ces quatre méditations ouvrent clairement vers l’infini et l’illimité.
C’est pourquoi on les dit apramana, incommensurable ou illimité.
Ces quatre incommensurables affaiblissent grandement l’attachement au petit moi enfermé sur lui-même et ouvre la conscience au monde dans son immensité ainsi qu’aux autres dans leur infinité. 
Source Wikipedia

Maitreya, le Bienveillant, est aussi le nom du prochain Bouddha attendu.

Sur la voie du changement en profondeur, le ras de marée n’est que surface…

Bien à vous,

Isabelle

2 Commentaires

  1. La journée commence bien ! merci pour cette belle leçon de sagesse ! et pour le raga, j’attendrai ce soir pour l’écouter, comme il se doit. A lire intensément avant d’aller voir le film (4 € aujourd’hui) le vénérable W. Pour voir comment le bouddhisme est dévoyé par la haine de l’autre (en fait du musulman)

    • Merci du partage, belle journée à toi sous le signe de la bienveillance 😉
      Oui, j’ai pris connaissance de cette hostilité envers les musulman-e-s en Inde, mais initialement alimentée par les anglais, selon le vieux principe de diviser pour régner…

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