Je reviens d'un pays où la pauvreté est gravée - Crédit photo izart.fr
Je reviens d'un pays où la pauvreté est gravée - Crédit photo izart.fr
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“Je reviens d’un pays où la pauvreté est gravée”

16/10/2014 Bonjour à toutes et à tous,

Le ronron me tue.

J’en suis arrivée à cette conclusion dans le train du retour, oui, le ronron me tue.

Et tant mieux, c’est le meilleur baromètre pour rester en vie 🙂

La vie est un perpétuel mouvement.

Même en apparente immobilité, le sang coule dans mes veines, l’oxygène nourrit mes cellules 365 jours par an !

Dans la terre, dans l’air, dans le ciel, dans l’eau, tout est mouvement.

S’arrêter, ce serait comme signer son arrêt de mort.

Le vie nous pousse définitivement à avancer, plus moyen de faire marche arrière ou d’annuler le voyage.

Sur le siège devant moi, un monsieur d’un certain âge peste contre une mauvaise gestion de l’ordre d’arrivée des wagons.

Elle nous fait perdre quelques minutes en Gare d’Aix.

“Elle va mal la France, avec tout le bordel ambiant… ça aurait été si simple de prévenir la gare suivante du retard causé par les mouvement de grève du personnel.”

Et oui, yaka, fokon…

Sauf que nous voyageons en Ouigo.

Et que ce monsieur va bénéficier d’un Marseille-Paris pour la modique somme de 10€ !

A ce prix-là, on ferme sa bouche ou on prend un plein tarif.

Je reviens d’un pays où la pauvreté est gravée dans les maisons, dans les paysages, dans le quotidien.

Mais pas dans les cœurs.

Ici, on me propose de monter prendre un verre, alors que la conversation s’engage dans l’encadrement d’une porte.

Là, on m’invite à partir, tout quitter pour 3300 heures de soleil par an.

Ici le soleil se lève tous les matins, me raconte Toto, de l’Agriturismo Capuano.

Et s’il suffisait de se dire “Je me lève tous les matins avec le soleil pour être heureuse ?

Bien à vous,

Isabelle

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