Sur les murs du mois de mai - Crédit photo izart.fr
Sur les murs du mois de mai - Crédit photo izart.fr

« Sur les murs du mois de mai »

23/05/2013 Bonjour à toutes et à tous,

Sur les murs du mois de mai, on le voyait à l’affiche sans le connaître.

Puis tout d’abord je me souviens que mon papa est rentré du supermarché du coin avec son 45 T à la main.

Un barbu, de plus chevelu et jovial illustrait enfin la pochette en noir et blanc : Georges Moustaki avec ce titre Le métèque

C’est la raison pour laquelle on s’est vraiment demandé ce qu’il arrivait à notre père de ramener ce hippie dans la discothèque familiale ???

Certes il y avait un certain Brel, en photo bien propre sur lui celui-là, et que nous n’avions, en outre, pas le droit d’écouter.

Mais néanmoins on n’a pas compris comment il était arrivé chez nous ce Moustaki presque trop bohème pour la maison !

Peut-être était-ce parce que Mai 68 était aussi passé par là.

Il semble que la répression de cette époque avait contrairement fait bénéficier les esprits d’une plus grande ouverture.

Nous étions donc en 1969, il faisait beau, ensuite j’ai écouté avec étonnement ce nouveau chanteur et ne l’ai plus jamais quitté.

C’est en effet lui qui a bientôt inspiré mes premiers accords de guitare.

Et lui encore qui m’a fait de même aimer la rime et la poésie.

Voire plus tard, m’a certainement encore plus autorisé une autre liberté en pleine découverte adolescente.

Cependant que nous partagions ces cruels moments de remises en questions existentielles, il avait en outre des mots pour le dire.

Et tandis que ce type à la voix douce et au grand coeur balançait des idéaux sans colère cela avait plutôt pour conséquence de nous apaiser.

De plus, un autre nous a déjà quittés, laissant aussi un grand vide, Serge Reggiani, alors bon vent les amis !

Le temps de vivre sera probablement le plus l’hommage que je lui rends, surtout en ce mois de mai 2013.

Bien à vous,

Isabelle

Nous prendrons le temps de vivre
D’être libres, mon amour
Sans projet et sans habitude
Nous pourrons rêver notre vie

Viens, je suis là, je n’attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Viens, écoute ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour

Viens, je suis là, je n’attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Nous prendrons le temps de vivre
D’être libres, mon amour
Sans projet et sans habitude
Nous pourrons rêver notre vie.

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