Un signe de maman bien évidemment - Crédit photo izart.fr
Un signe de maman bien évidemment - Crédit photo izart.fr
Vous avez aimé :
[Total : 1    Moyenne : 5/5]

« Un signe de maman bien évidemment »

26/08/2017 Bonjour à toutes et à tous,

Lorsque nous nous sommes garés au bord de la route qui traverse la longue plaine de l’Ain, le soleil commençait à bien chauffer.

Une fois sortis la couverture et le sac de pique-nique du coffre de la voiture, quelle ne fut pas ma surprise.

Je venais de découvrir une belle tache mauve au milieu du pré.

Des colchiques, je les avais oubliées celles-ci et pourtant…

« – Cherche pas, j’ai dit à mon frère, un signe de maman bien évidemment, c’était une de ses fleurs préférées parmi toutes ses préférées 🙂 »

Donc il n’y avait rien de plus normal que cette journée soit placée sous le signe de maman.

Puisque nous faisions route vers le Jura.

Mais je ne pensais pas si bien dire…

Nous avons posé la jardinière de fleurs d’été au pied de sa tombe, joliment fleurie d’une semis d’œillets d’Inde.

C’était grâce aux bons soins de l’oncle et la tante au village.

Et puis, comme souvent je l’ai fait avec maman, nous avons arpenté les allées.

Le minuscule cimetière de campagne était toujours peuplé de vieilles croix en dentelle de fer forgé…

Tant de noms liés à notre enfance reposent en ce lieu, au grè de nos visites à la grand-mère et à la famille.

C’était toujours pendant les vacances de Pâques ou de la Toussaint.

A part quelques malheureuses ou malheureux décédé-e-s avant l’heure pour cause de cancer… dixit le tonton.

Toutes et tous les autres n’étaient que de rares et paisibles vieilles et vieux arrivé-e-s au bout du chemin.

Ici l’ancien maire, voisin de ferme, récemment décédé dans sa 93ème année.

Et tiens là, l’ancienne épicière chez qui l’on nous envoyait acheter un kilo de sucre.

Ah, je me souviens bien de cet autre aussi, un voisin de la maison juste au-dessus du chemin qui menait aux champs.

Et puis, après un dernier adieu à notre maman, nous sommes descendus à travers le village jusqu’à la maison familiale.

Là, tranquillement installés sur leur banc, l’oncle et la tante prenaient le frais en façade de la ferme.

Mais bien avant qu’ils ne reconnurent leurs nièce et neveu, une troisième personne monta dans la cour, face à nous.

Avec mon frère, nous n’eurent par contre aucune peine à reconnaître… notre soeur !

Se retrouver là, tous trois, sans s’être concerté-s-s auparavant, un signe de maman bien évidemment…

Bien à vous,

Isabelle

Votre réaction

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.