Comme si j'étais bobonne - Crédit photo izart.fr
Comme si j'étais bobonne - Crédit photo izart.fr

“Comme si j’étais bobonne”

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03/06/2020 Bonjour à toutes et à tous,

“- Alors tu viens ?”

Ça me fait bizarre de l’entendre me parler comme ça, alors qu’il m’attend pour partir.

L’impression qu’il me parle comme si j’étais bobonne

Bref, question de génération et de mentalité sans doute.

En ce point, comme en bien d’autres, il me rappelle tellement mon père.

Sa petite santé, son petit confort, ses petites manies, et je vous passe les histoires de pipi/caca liées à l’âge…

Et tu crois que je devrais ceci ou que je devrais cela ? me demande t-il aussi.

Des fois, je me retiens de lui répondre je ne suis pas ta mère

Je lui fais lever la tête, lui qui a toujours le nez piqué en bas, en lui montrant la lune qui pointe déjà à travers les branches.

Ou non nous engageons à travers champs pour admirer un jackfruit qui pousse solitaire sur son arbre.

Il peste en se prenant les crocs dans les ronces, mais ça lui change les idées 😆

Et puis, chemin faisant, je lui fais remarquer que dans le Tamil Nadu, on ne représente pas la mort comme ailleurs.

En effet, la grande faucheuse supplée la tête de mort sur la Rubalise de chantier.

Une heure trente plus tard, notre tour est fini, la nuit est tombée.

Et nous promettons comme à chaque fois de partir moins tard les jours suivants.

Peine perdue, il y a toujours une charette en route qu’il apostrophe pour tailler la bavette.

Parfois le souvenir est là, d’autres fois, non.

Et même le prénom de longues fois répété ne rafraîchit pas la mémoire.

Bien à vous,

Isabelle

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