En finir avec les violences obstétricales - Crédit photo izart.fr
En finir avec les violences obstétricales - Crédit photo izart.fr

« En finir avec les violences obstétricales »

09/06/2021 Bonjour à toutes et à tous,

Pour en finir avec les violences obstétricales et gynécologiques ; un seul constat, elles sont bien trop fréquentes, parlons-en aussi !

En premier lieu, je me souviens d’une infection carabinée après un accouchement, pour cause de compresse oubliée là où elle n’aurait jamais dû l’être…

J’avais subi une épisiotomie une semaine auparavant.

Subi, oui, car on ne m’a jamais demandé ni mon avis ni mon consentement.

Et c’est sans doute à cette occasion que l’oubli a été fait… merci pour tout.

Autre grossesse, autre violence effectuée par la remplaçante de l’obstétricien habituel, durant une visite de routine.

La vue de ses longs ongles soigneusement manucurés et vernis me glace le sang d’emblée, impossible d’imaginer ÇA m’effectuant un toucher vaginal !

L’examen gynécologique m’occasionnera des pertes de sang et des douleurs pendant plusieurs jours après l’acte médical…

On m’a séparée de mes bébés à mon insu, durant la nuit et malgré la précision de mon choix, la veille, de les allaiter la nuit !

A peine un oeil ouvert, je fonce folle de rage à la pouponnière de la maternité.

Et me heurte à la cadre de service qui m’engueule de toutes ses forces et me sermonne lorsque j’exprime mon mécontentement.

Rétorquant que je suis hystérique parce que ce sont les hormones qui vous travaillent après l’accouchement, [je] ferai mieux de me reposer et de ne pas surestimer mes forces !

Paraît-il qu’en rentrant, hein, [je] vais avoir le moral dans les chaussettes et être épuisée avec une bonne dépression à la clef (sic) !

Ben justement, je ne rêve que de ça à ce moment-là, rentrer chez moi !

Mais je tiens tête la nuit suivante, malgré l’argument… d’une autre accouchée qui va partager la chambre, le bruit, le dérangement tout ça.

Pas contente ? Ici c’est l’option chambre double, les chambres privées ça existe… mais c’est plus cher !

Et en relation avec cette grossesse-là, pathologique il est vrai, j’eus droit un 15 Août en me présentant en urgence au service gynécologie à un chaleureux accueil.

La grande blonde platine visiblement blasée de me voir arriver un jour férié, annonça dans un cri désabusé à tout l’étage c’est la gémellaire à C. !

Je revois la scène d’accueil glaçante, comme si c’était hier.

Il me semble que le gros porc de gynécologue de l’hôpital de Mâcon trouvera ici sa place au milieu du tableau des horreurs.

Jouant sur la proximité, j’ai opté à l’époque pour un inconnu plus proche de mon nouveau lieu de résidence.

Mais il me faudra des années, après l’examen gynécologique pratiqué en huis clos, pour que je réalise.

Derrière l’acte médical s’en cachait un autre, répréhensible et qualifié, selon l’article 222-23 du Code pénal, de crime sexuel punissable par la loi de 15 ans de prison.

Qu’elles et qu’ils aillent au diable ces faiseuses et faiseurs de malheurs, de douleurs, d’angoisses et de traumatismes.

Juste besoin d’écouter et accompagner mon corps programmé pour un nième nettoyage cellulaire, mais je sais combien le processus est essentiel et vital.

Bien à vous,

Isabelle

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