J'ai pas pu résister - Crédit photo izart.fr
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« J’ai pas pu résister »

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10/11/2019 Bonjour à toutes et à tous,

A l’issue de la visite au Jardin Botanique d’Auroville, j’ai pas pu résister… à l’envie d’aller proposer mes services !

Et c’est comme ça que tout à commencé, damned…

Cherchez pas, ici comme de partout en Inde les connexions se font en temps et heure voulu·e·s.

Même pas vous essayez de comprendre, surtout si vous êtes intimement convaincue d’une chose.

Comme si dans votre ADN y’avait un relent de Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler.

Ben voilà, tout se fait, et j’ai attaqué ma première matinée de bénévolat… en arrachant du chiendent.

Tout à fait, avec mes petites mimines dans la terre, hein, bonne pioche, enfin plutôt pas de pioche 🙂

Bon d’abord, je suis partie à 7:45, des fois que j’aie oublié l’itinéraire ou que je trouve une vache au milieu de la route.

Tout faux, ce matin-là, j’ai stoppé mon vélo en urgence, mais c’était pas pour ça.

Parce qu’après être passée dans une grosse ornière remplie de sais-pas-quoi-de-bien-croupi j’ai vu un truc qui me collait au pied.

Ouais, c’est ça, un long truc noir et bien gluant plaqué sur le pied, entre les brides de ma sandale… une sangsue 🙁

Ensuite, je suis arrivée quinze minutes en avance, si si, vous avez bien lu 🙂

Certes, il n’y a sans doute qu’en Inde où je peux être en avance sur les horaires, mais c’est très facile ici.

Parce que personne ne vit montre en main, enfin pas au quart d’heure près, voire à la demi-heure, ça peut aller jusqu’à l’heure…

Ensuite, dans le jardin d’ornement, je me suis retrouvée sécateur en main à débroussailler, désherber et faire la pause thé à 10:00 🙂

Ben voilà, c’est à l’image d’Auroville, ici aussi chacun·e se prend en main, compose avec son temps et ses envies.

Même de façon informelle, c’est mon cas, les personnes de bonne volonté peuvent œuvrer et sont accueilli·e·s à bras ouverts.

Ensuite, nous avons extrait des fruits de palmiers qui s’étaient enracinés et colonisaient tout le chemin.

J’ai alors vu sortir de la terre ocre rouge un, puis deux gros crapauds, gentiment repoussés ensuite dans la forêt vierge 😉

Tiens ça me rappelle de l’histoire ancienne ces bêtes-là…

A midi, j’ai fini ma mission en me décapant les mains dans un bassin habité par un banc de poissons.

Attention, on prélève de l’eau d’une main pour asperger l’autre.

Sinon on risque d’empoisonner la faune aquatique après avoir touché à toutes les plantes.

Ah oui, impossible de travailler davantage, car dans la chaleur et la moiteur l’effort est très pénible pour le corps.

C’est pas encore ce coup-là que je vais faire du gras, entre les chantiers et les kilomètres à vélo !

Ainsi, les indien·ne·s qui travaillent toute la journée dehors économisent leur peine.

Vous ne les verrez jamais s’agiter comme des fourmis.

Et lorsque je croise des grands-mères qui mènent leurs biquettes le long des chemins, je les salue bien bas.

De même que les ouvriers·ères accroupi·e·s sous un arbre près du chantier, le temps d’avaler leurs dal et chapatis…

Bon allez, je vais préparer ma petite potée de plantes glanées au gré de la matinée.

J’ai pas pu résister… quand j’vous dis que c’est obsessionnel 😉

Bien à vous,

Isabelle

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