Arabesques
Arabesques

« La philo au jardin »

12/10/2015 Bonjour à toutes et à tous,
Arabesques
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Tout à l’heure, j’avais les mains dans la terre, et j’ai senti comme une urgence revendiquée par certaines de mes plantes.

Ainsi mes jolis pieds de gingembre bien enroulés regrettaient-ils les 30 degrés de cet été, alors que le thermomètre affichait un petit 6 ce matin au réveil.

J’ai aussi recensé les godets vides pour y placer les noyaux à démarrer.

Ah oui, il y a de plus en plus d’amateurs de délicieuses pêches qui embaumaient mon jardin à nouveau cet été, alors je plante en prévision des demandes.

Je prépare tout cela en imaginant le plaisir de celles et ceux à qui je vais offrir le petit pêcher en feuilles, dès l’automne prochain.

Et pour d’autres, ce sera en cette fin d’octobre que je vais placer mes pêchers de 1 an dans de bonnes familles d’accueil !

Mais il se passe quelque chose d’étrange au jardin, depuis un mois environ, avez-vous remarqué  ?

Toutes les plantes qui n’ont pu s’épanouir cet été, pour cause de sécheresse extrême, sont en train de rattraper le temps perdu.

N’ayant pu fleurir à temps, elles n’ont pas porté de fruits, et c’est là toute leur descendance qui est menacée…

Ainsi l’onagre offre t-elle au soir ses larges corolles jaunes, la molène fait de même, hissant le plus haut possible ses hampes fleuries, dans un ultime sursaut de vie.

Les papillons même, pas plus tard qu’hier, se hasardaient encore à butiner quelques pissenlits bien drus ou des chèvrefeuilles très parfumés.

Mais déjà, je quitte les papillons des yeux pour regarder les sauterelles qui sautent dans tous les sens à l’approche de mes pas.

Alors, pas encore rentrées au chaud, on profite des derniers rayons de soleil ?

Tiens d’ailleurs, en parlant de soleil, il est bien plus bas en cette saison, à peine s’étale t-il sur deux carreaux au sol, en s’invitant dans mon salon.

En été, je suis pourtant obligée de tirer les rideaux pour qu’il n’atteigne pas l’aquarium au fond de la pièce !

J’ai passé aussi un bon moment à admirer les arabesques de cette plante d’eau dont j’attends impatiemment la floraison pour lui donner un nom.

Le grand vent de septembre lui a plié la tige centrale, mais heureusement sans la briser.

Et pour ne pas pourrir dans l’eau du bassin qu’elle surplombe, elle s’est solidement accrochée par une vrille, à une branche sèche au-dessus d’elle.

J’ai testé, par curiosité, elle est bien accrochée !

Erik Orsenna, invité sur les ondes de France Inter, il y a quelques jours, affirmait qu’« un jardin c’est de la philosophie réelle ».

Philosopher, rêver, se ressourcer, qu’importe, le jardin c’est vraiment un lieu paisible où défile le temps comme les idées.

Il y a toujours quelque chose à en penser.

Bien à vous,

Isabelle

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