Après les écoles au tour des églises - Crédit photo izart.fr
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“Après les écoles au tour des églises”

25/04/2015 Bonjour à toutes et à tous,

Oui, j’affirme dans cette Petite chronique, que je mène, tu mènes, nous menons une vie dangereuse.

Surtout si vous fréquentez de temps en temps un bâtiment public, diplomatique ou religieux.

Bref, si vous allez à l’école, dans une ambassade ou dans une église.

Car après les écoles au tour des églises…

Moi j’vous dis que d’ici peu, ça va embaucher dans la gendarmerie.

Parce que déjà ils sont épuisés les gendarmes par les astreintes liées au plan vigipirate qui court toujours.

Mais maintenant, de plus, ils vont faire le planton devant les églises !

Vous imaginez, hier devant les ambassades, les consulats, les écoles, les gares, les médias.

Et les grands magasins, les bâtiments officiels, les lieux de culte, alors demain ?

Demain, plan vigipirate élargi aux boucheries, charcuteries, boulangeries, merceries, bar, PMU, cinémas, stades…

Bref, tous les endroits censées recevoir du public.

C’est à dire de partout, pour peu qu’il y ait plus d’une personne à l’intérieur ou à l’extérieur ?

Les amis, entre la crise et la psychose, vous avez fait votre choix ?

Disons que vous devez vous préparer psychologiquement à mourir soit d’angoisse, soit de peur.

Non non, ce n’est pas la même chose, par contre, moralement, ça donne le même résultat 🙁

Ou alors faut rester cloîtré.

Une liste de course par semaine sur internet à se faire livrer.

Déclarer ses impôts en ligne, opter pour le télétravail.

Appeler le médecin à domicile en cas de nécessité.

Lire ses bouquins, regarder des films, écouter de la musique en ligne.

Toujours inviter ses amis à la maison.

Remarquez, ça fait des économies de transport, de véhicule même !

Bon, finalement tout ce tas de besoins qu’on s’est crées avec le temps, on pourrait peut-être s’en passer ?

Ils ne bougeaient pas tant autrefois d’ailleurs, les gens.

Pas de transport hors du village, hormis la carriole pour aller au marché du canton une fois par mois.

Pas de congés non plus, à part le dimanche férié, vite réglées les vacances.

On consommait local, on construisait local, on se distrayait local, et on mourait localement.

Même si on avait épousé un gars ou une fille du village d’à côté, on savait toujours d’où on était !

Bientôt, les jeunes, de plus en plus mobiles, ne seront plus rattachés à un village, leur village sera la terre.

C’est assez incroyable, comme en si peu de temps, tout ce qui semblait figé s’est remis en mouvement.

Mais n’est-ce pas, finalement, un retour vers nos origines ?

Alors que nous n’étions que des nomades cheminant inlassablement à la surface du globe ?

Et pendant que vous refaites ce voyage solitaire intérieur, d’autres cogitent sec dans la réalité.

Imaginez combien de forces de l’ordre il va falloir déployer pour protéger les 45000 églises de France…

Bien à vous,

Isabelle

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